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Agréée pour la protection de l'environnement par la Préfecture
(article L-141-1 du code de l'environnement).

Actus pour octobre 2005


Position de l’ACN suite au débat du 19 octobre

Lundi 31 octobre 2005 - Par Marc Arazi -
A la suite de la décision prise par Bouygues Telecom d’installer les antennes-relais à la fin du mois d’octobre (toujours pas installées à ce jour) c’est-à-dire pendant les vacances scolaires, du débat public organisé par l’ ACN le 19 octobre 2005 et de l’information selon laquelle les faisceaux des antennes des écoles Paul Bert et Guy Moquet seraient dirigés vers les batiments scolaires, l’ ACN a adopté la position suivante.
 
L’ACN constate que :
 
1 – Concernant le groupe scolaire Val de Beauté :
 

  • La lettre et l’esprit des dispositions de la Charte de bonne conduite mise en place par la Mairie de Nogent sur Marne faisaient obligation à la Mairie d’informer complètement les riverains et les associations de parents d’élèves avant toute finalisation du projet d‘installation des antennes-relais. L’ ACN note qu’en tant que professionnel averti l’opérateur connaissait parfaitement les risques encourus du fait d’une communication insuffisante et qu’il serait malvenu de sa part d’invoquer un quelconque préjudice..
  • Ainsi que le rappelle Madame la Députée Marie-Anne Montchamp dans son courrier au Président de Bouygues Telecom, l’article 5 de cette même Charte impose de trouver une solution satisfaisante pour tous par la concertation (un compromis acceptable par tous traduisant un véritable accord). Le non-respect de cet article démontrerait l’inutilité à la fois de la Charte de Nogent sur Marne et, plus largement, de toutes les Chartes prises pour réguler l’implantation anarchique des antennes-relais. Plus largement, il confirmerait la nécessité d’adopter une loi.
  • La proposition de loi n° 2491 déposée à l’Assemblée Nationale et dont l’article 2 interdit explicitement l’implantation d’antennes-relais à moins de 100 mètres des zones sensibles montre à l’évidence que la législation est en train d’évoluer à la lumière des incertitudes que les rapports officiels (AFSSE) ne parviennent plus à dissimuler. L’ ACN souhaite que la proposition de loi aboutisse rapidement afin que les élus disposent d’un véritable pouvoir d’appréciation.
  •  Dans un contexte où les incertitudes scientifiques s’accroissent, l’ ACN demande au Maire de Nogent sur Marne, dans l’hypothèse où Bouygues Telecom ne souhaiterait pas trouver un site alternatif, de prendre un arrêté visant à empêcher toute pose d’antennes-relais à moins de 100 mètres des zones sensibles, quelle que soit leur orientation, comme l’ont déjà fait plus d’une centaine de Maires en France.
 
2 – Concernant les écoles Paul Bert et Guy Moquet :
  • Il est souhaitable de connaître rapidement la situation vis-à-vis des antennes implantées à quelques mètres de ces deux écoles : nombre d’antennes, dates d’implantations, opérateurs concernés, orientation des faisceaux, puissance, etc.
  • L’apparition de symptômes chez des enseignants et des enfants (brûlures aux yeux et larmoiements) qui a été évoquée par des participants à la réunion du 19 octobre rend nécessaire de diligenter une étude sanitaire pour connaître précisément le nombre de personnes concernées et les pathologies rencontrées. 
  • Il est impératif de faire réaliser des mesures  dans les classes, les cours d’écoles et chez les riverains habitants à proximité par un organisme indépendant choisi par les associations concernées.
  • Si la diffusion vers les écoles était confirmée par ces éléments, Bouygues Telecom devrait être mis en demeure par la Mairie de retirer immédiatement ces antennes ou de prendre toutes les mesures correctives nécessaires.
 

Ecoles Paul Bert et Guy Moquet: il y a déjà des antennes-relais à 30 mètres!

Vendredi 21 octobre 2005 - Par Webmaster -

L’ACN va informer l’ensemble des acteurs de la gravité de la situation et redemander avec la plus grande insistance l’application de la Charte de Nogent sur Marne et du principe de précaution.

Le succès de la réunion

Cliquez pour agrandirLa réunion-débat organisée Mercredi par l’ACN sur le thème "Doit-on installer des antennes-relais près des écoles ?" a été un vif succès. Dans une salle pleine, de nombreux riverains et parents d’élèves ont pu entendre les interventions de Janine Le Calvez, Présidente de l’association Priartem, Jean-Pierre Lantin, journaliste scientifique, écrivain et documentariste spécialisé sur le sujet, Marc Arazi, président de l’ACN, Michel Clément, secrétaire de l’ACN et Daniel Gérard, trésorier de l’ACN et modérateur de la soirée. Les interventions ont été suivi d’un débat de grande qualité où chacun a pu poser toutes les questions qu’il désirait jusqu’à près de minuit.

Bouygues Telecom refuse le débat, le maire ne vient pas

Bouygues Telecom a purement et simplement refusé de participer à ce débat, en justifiant sa position dans ce message. Le caractère contradictoire de cet événement n’a donc pas pu être assuré, contre notre souhait. La présence de nombreux Nogentais mais aussi d’associations de Nogent sur Marne et d’autres villes de la région (Bonneuil, Clichy, Saint Maur, Vincennes) démontre que si les opérateurs ne souhaitent pas débattre, ceux qu’ils font vivre sous leurs antennes y sont prêts.

Par ailleurs, après nous avoir donné son accord, le Maire de Nogent sur Marne n’a finalement pas pu venir. Un message envoyé par M. Martin le jour de la réunion a été lu dans son intégralité par Marc Arazi.

Marie-Anne Montchamp n’a pu participer au débat mais nous a fait parvenir le courrier et la relance qu’elle a envoyée au Président de Bouygues Telecom pour lui demander de respecter dans son intégralité la charte de bonne conduite de Nogent sur Marne.  Ce courrier, qui cite explicitement les termes de l’article 5 de la charte, a été lu aux personnes présentes mercredi. Nous remercions Madame la députée pour cette intervention qui se situe dans la continuité des engagements pris pendant la campagne électorale. Compte-tenu de la gravité de la situation qui a été révélée durant le débat par les personnes présentes dans la salle et les intervenants, la démarche de Madame Montchamp est d’autant plus importante.

Les antennes présentes à Paul Bert et Guy Moquet

Cliquez pour voir la carte des antennes de NogentEn effet, contrairement aux affirmations répétées  de Bouygues Telecom depuis 15 mois, la question des antennes-relais près des écoles à Nogent sur Marne ne se pose pas qu’au travers du projet d’installation près du groupe scolaire Val de Beauté. Car 6 antennes Bouygues Telecom sont déjà installées et émettent depuis des mois et peut-être des années à moins de 30 mètres des écoles Paul Bert et Guy Moquet.

Ces antennes sont intégrées à l’intérieur d’un caisson qui les rend totalement invisibles. A notre connaissance, aucune information et a fortiori aucune concertation n’a jamais été réalisée au sujet de ces antennes.

La transparence et la concertation de Bouygues Telecom dans sa gestion des implantations d’antennes-relais près des sites sensibles reste donc à démontrer, à Paul Bert comme à Val de Beauté.

A quoi sert la Charte de Nogent sur Marne ?

L’inapplication de la Charte de bonne conduite (pdf, 395 Ko) est aussi également démontrée.

D’un côté, Bouygues Telecom nous annonce l’installation des antennes rue François Rolland pendant les vacances scolaires (bien entendu) en affirmant de façon absolument péremptoire que la concertation prévue par la charte a abouti alors que l’ACN et la FCPE Val de Beauté clament le contraire haut et fort depuis 15 mois.

Mais en plus, le même opérateur exploite 6 antennes en zone sensible démontrant la possibilité de diffuser vers les écoles alors que par ailleurs dans le cas de la rue François Rolland un des principaux arguments développés est la non orientation des antennes vers les écoles. Cela démontre aussi, et la Mairie était d’accord sur ce point, l’absolue nécessité de ne pas "habiller" les antennes proches des sites sensibles afin de controler la situation.

 
Que vaut  l’expertise de l’AFSSE ?

L’ACN juge la situation induite par le dossier des antennes relais à Nogent sur Marne extrêmement sérieuse car elle coincide par ailleurs avec la perte de la crédibilité de l’AFSSE (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement) sur ce dossier. En effet, avec la succession de la  démission de Denis Zmirou, directeur scientifique de l’AFSSE en mai dernier et ses déclarations au journal Le Monde, les révélations publiques du Président du Conseil d’Administration de l’AFSSE, M. Guy Paillotin, qui soulignent les dysfonctionnements de l’agence et remettent totalement en cause l’expertise et l’indépendance de celle-ci en matière de téléphonie mobile et enfin la double enquête de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) et de l’Inspection Générale de l’Environnement (IGE) demandée par les ministères de tutelle, plus personne ne peut considérer que la neutralité et l’indépendance des travaux de l’AFSSE ne soient garanties.

Rappelons que c’est sur les rapports de l’AFSSE que s’appuient quasi-exclusivement les argumentaires de Bouygues Telecom, de l’ANFR, de la DDASS et de tous ceux qui depuis le début répètent inlassablement qu’il n’y a rien à craindre des antennes-relais et donc que l’application du principe de précaution n’est pas justifiée.

On comprend que Bouygues Telecom ait refusé de participer à notre débat, vu le contexte.

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L’expertise de l’AFSSE sur la téléphonie mobile remise en cause par son président

Samedi 15 octobre 2005 - Par Webmaster -
 
"L’expertise de l’Afsse [Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement] sur la téléphonie mobile n’a jamais suivi les règles que l’Afsse s’est fixées elle-même" . "C’est une expertise que je considère, en tant que président du conseil d’administration, comme n’existant pas, n’étant pas le fait de l’Afsse, puisqu’elle ne correspond pas aux textes que le conseil d’administration a lui-même adoptés".

Ces propos ont été tenus par M. Guy Paillotin (biographie), Président du Conseil d’Administration de l’AFSSE devant 400 chargés de l’environnement de grandes entreprises et des responsables d’associations lors d’un colloque organisé au Sénat lundi 10 octobre. Ils ont été reproduits dans un article du Parisien, repris par Le Monde et par une dépêche AFP. Une transcription écrite à partir de la vidéo du colloque est également disponible.

Ces déclarations confirment de façon spectaculaire les soupçons exprimés par les associations (Priartem, agir pour l’environnement, UFC) quant à l’indépendance et l’impartialité de l’agence sur le dossier de la téléphonie mobile (voir le communiqué de presse de Priartem du 14 juin 2005: "Téléphonie mobile : Une Agence française de sécurité sanitaire sous influence !").

M. Paillotin a également affirmé lors de ce colloque qu’il avait récemment alerté "la direction générale de l’Afsse sur le fait que les expertises de l’Afsse ne tenaient pas devant une expertise juridique".

L’AFSSE est un établissement administratif public de l’Etat ayant pour mission de "contribuer à assurer la sécurité sanitaire dans le domaine de l’envionnement et d’évaluer les risques sanitaires liés à l’environnement". Elle a émis en 2003 et 2005 deux rapports sur la téléphonie mobile et la santé qui sont systématiquement mis en avant par les opérateurs ou par les autres autorités de l’Etat qui interviennent au plan local dans les réunions dites "de concertation". Depuis longtemps, les associations affirment que ces rapports ne tiennent pas compte d’études scientifiques qui ne vont pas dans le sens des opérateurs.

Denis Zmirou, auteur du rapport de 2003 sur la téléphonie mobile et la santé, avait lui-même démissionné du poste de directeur scientifique de l’AFSSE en mai 2005 en mettant en cause l’incapacité de l’agence à faire face aux défis qu’impliquent ses missions. Dans un article publié dans Le Monde pour expliquer son départ, M. Zmirou mettait gravement en cause "la légitimité et l’utilité même de l’AFSSE". 

D’après le Parisien, le ministère de la santé a décidé de lancer une enquête conjointe de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de l’inspection générale de l’environnement (IGE) sur le fonctionnement de l’AFSSE. Le ministère de la santé et celui de l’environnement sont les organes de tutelle de l’AFSSE.

A Nogent sur Marne, Bouygues Telecom dit respecter la charte de bonne conduite signée avec la mairie en installant sans aucune concertation préalable des antennes à quelques mètres d’un groupe scolaire et sans tenir compte de l’opposition des parents et riverains. Ici comme ailleurs, l’opérateur s’appuie systématiquement sur les rapports de l’AFSSE ou sur les positions d’autres organes de l’Etat (DDASS, ANFR, etc.) qui eux-mêmes s’appuient sur l’expertise de cette agence dont l’indépendance sur ce dossier est ajourd’hui sérieusement remise en cause. Même si le Président de l’AFSSE est revenu hier sur ses propos pour les atténuer.

Le 19 octobre à 20h30, l’ACN organise à Nogent sur Marne un grand débat public sur le thème "Doit-on installer des antennes-relais près des écoles ?" Les derniers développements concernant l’AFSSE montrent bien à la fois la complexité du dossier et l’importance des intérêts en jeu. Ils rendent la tenue de ce débat encore plus indispensable. Que vous soyez habitants de Nogent sur Marne ou non, venez y participer (plus d’info).

Nous espérons que le Maire de Nogent sur Marne, invité à ce débat, confirmera sa présence d’autant plus que Bouygues Telecom, également invité, nous a fait savoir qu’il ne serait pas présent. D’ici mercredi tout est possible.

Lire également:

19 octobre : grand débat public à Nogent sur Marne sur les antennes relais près des écoles

Jeudi 13 octobre 2005 - Par Webmaster -

Suite à la décision unilatérale de Bouygues Telecom d’installer les antennes relais sans avoir trouvé un accord avec les riverains et les parents et donc ne respectant pas la charte de bonne conduite, l’ACN a décidé d’organiser un grand débat avec, en invitant , l’opérateur, des associations, le maire de Nogent sur Marne ainsi que Marie-Anne Montchamp, la députée de la circonscription.  Thème du débat:

Doit-on installer des antennes-relais près des écoles ?

Mercredi 19 octobre 2005 – 20h30 (Entrée libre)
Salle de l’aumonerie, 17, rue Baÿn de Perreuse – Nogent sur Marne

Ont été invités:

Parmi les thèmes au programme:

  • Face à des “incertitudes scientifiques”, faut-il éloigner les antennes des sites sensibles (écoles, crèches, hopitaux, etc.) ?
  • Les chartes locales sont-elles encore utiles ou bien une loi est-elle nécessaire?
  • Quels sont au plan local les moyens des élus ?
  • Le cas de Nogent sur Marne : un véritable dialogue entre tous les acteurs est-il possible ?

Faites-le savoir à vos amis, voisins, etc. Ce sujet est important, il nous concerne tous. Venez participer à ce débat et donner votre avis. Copiez l’adresse de cette page et envoyez-la par email à vos relations.

PS: nous venons d’apprendre (le 13 octobre à 17h) que  le maire de Nogent sur Marne qui avait  bien voulu accepter de mettre une salle à notre disposition n’est plus en mesure de le faire (copie du mail). Nous en saurons plus demain, donc.

L’ACN écrit au Maire pour obtenir rapidement une salle afin d’organiser un débat public

Mardi 11 octobre 2005 - Par Marc Arazi -
 Cette initiative de L’ACN fait suite au communiqué de Bouygues Telecom annoncant son intention d’installer les antennes au 92, rue François Rolland pendant les vacances scolaires de la Toussaint. Eh oui ! Encore une fois pendant les vacances.
 
L’ACN a  donc écrit (page 1 et page 2) directement au Maire lundi 10 octobre pour lui demander de bien vouloir mettre gracieusement à disposition très rapidement une salle (un des préaux d’école Val de Beauté) et  lui demander sa participation à ce débat public, et cela avant toute tentavive d’installation par l’opérateur.
 
Nous espèrons pouvoir être reçu très vite par Monsieur Martin afin de connaître la position de la Mairie sur les manières de procéder de l’opérateur.
 
Nous lui demanderons de refuser toute installation pendant les vacances scolaires et de faire appliquer à Bouygues Telecom l’article 5 de la charte signée par les opérateurs avec la ville.

Le Parisien: « les antennes seront installées quand même »

Samedi 8 octobre 2005 - Par Webmaster -

Le quotidien Le Parisien (Val de Marne), dans son édition du 6 octobre 2005, s’est fait l’écho du communiqué de presse de Bouygues Telecom annonçant l’intention de l’opérateur d’installer les antennes fin octobre.

La teneur des propos de l’opérateur montre bien qu’il n’est pas disposé pour le moment à tenir compte de l’avis des riverains et qu’il n’a jamais envisagé de modifier l’emplacement des antennes. Comme le dit dans cet article le Président de l’ACN, Marc Arazi : "On nous dit: les antennes seront là que ça vous plaise ou non. Encore une fois, et contrairement à ce que dit Bouygues Telecom, cette réalisation est non conforme à la charte de bonne conduite (pdf, 394 Ko) signée à la mairie qui impose de trouver un site acceptable par tous en cas de désaccord avec les riverains".

Par ailleurs, l’ACN a fait parvenir au journal Le Parisien un communiqué destiné à rectifier les 3 points suivants:

  • L’AHCN a changé de nom en avril dernier et s’appelle désormais ACN, Association du Coteau de Nogent sur Marne.
  • L’ACN (ex-AHCN) n’a jamais appelé à bloquer l’installation de la station. Au contraire, le Conseil de l’ACN, à l’unanimité, a décidé à l’époque de ne pas appeler à une action sur place. Curieusement, un courrier de Bouygues Telecom procède également à cette confusion. Nous tenons donc à rappeler clairement et fermement que l’ACN n’a jamais lancé d’appel à bloquer physiquement l’installation des antennes et privilégie le dialogue et la concertation (encore faut-il que l’opérateur joue le jeu de cette concertation).
  • L’article évoque le "jusqu’au boutisme de l’AHCN" [sic]. Est-ce l’ACN qui viole la charte de bonne conduite ? Est-ce l’ACN qui méprise l’avis des habitants du coteau et des parents du groupe scolaire ? Est-ce l’ACN qui demande une autorisation de grutage au maire de Nogent sur Marne pour sécuriser le toît de l’immeuble et qui en profite pour y installer du matériel ? Visiblement, l’opérateur semble transférer à l’ACN un de ses attribut psychologique, dans le plus pur style freudien.

Bouygues Telecom menace d’installer les antennes contre l’avis des riverains

Jeudi 6 octobre 2005 - Par Webmaster -

Cliquez pour agrandir (communiqué BT, page 1)Hier (5 octobre 2005), Bouygues Telecom a fait connaître au journal le Parisien son intention d’installer les antennes-relais au 92, rue François Rolland à Nogent Sur Marne, au coeur du groupe scolaire Val de Beauté (2500 élèves) et à 30 mètres d’une école maternelle (Communiqué page 1 et page 2). 
 
Très surpris d’être informé par voie de presse, l’ACN se déclare profondément choquée à la fois par cette décision unilatérale de l’opérateur et par le contenu de son communiqué de presse.

Une position approfondie de l’association va être élaborée dans les prochains jours et sera publiée sur ce site. Pour être informé dès sa publication, inscrivez-vous à la lettre d’information de l’ACN.

Cependant, avant même la rédaction de cette prise de position, nous souhaitons rappeler les éléments suivants:

  • Par la voix de l’ACN, les riverains ont depuis plus d’un an, à de multiples reprises, fait connaître à l’opérateur leur opposition à son projet. Les deux dernières en date: lors d’une réunion à la préfecture de l’ensemble des acteurs  le 27 juin et dans un courrier au Président de Bouygues Telecom (Gilles Pélisson) le 30 août, suite à l’installation sauvage de matériel sur le toît de l’immeuble le 22 août.
  • Concertation signifie "s’entendre afin de prendre une décision en commun" ou encore "discuter en vue d’aboutir à un accord". Or aucun accord n’a pu être trouvé puisque jamais l’opérateur n’a consulté les riverains et les associations dans la phase d’élaboration du projet ( avril à sept 2004) et n’a ensuite jamais avancé de proposition alternative à son projet. Il est donc abusif de présenter cette réalisation comme l’aboutissement d’une concertation avec les riverains. La décision de Bouygues Telecom est unilatérale et jamais la demande de l’ACN et des riverains n’a été prise en compte.
  • En conséquence, si l’opérateur installait effectivement ces antennes fin octobre comme il l’annonce, il ne respecterait pas la charte de bonne conduite (pdf, 394 Ko) qu’il a signée conjointement avec SFR, Orange et le Maire de Nogent sur Marne et qui, dans son article 5, stipule :

"Les opérateurs s’engagent envers la collectivité à [...] accepter les discussions sur une installation existante ou future dans un souci du respect de la règlementation en vigueur, de l’environnement et de la qualité esthétique des lieux, en vue de définir un compromis acceptable par tous (opérateur, ville, riverains) visant par exemple à réorienter ou intégrer les antennes dans le paysage, à modifier voire déplacer l’installation, à étudier l’implantation sur un autre site…" [le souligné est dans le texte d'origine] 

  • Nous nous interrogeons sur la cohérence de la démarche de l’opérateur qui aujourd’hui annonce qu’il installe les antennes alors que son courrier du 19 septembre semblait ouvrir la porte à un véritable dialogue puisqu’il concluait par les propos suivants:  "Dans cette volonté de rechercher une solution équitable à la défense de nos intérêts réciproques, j’ai demandé à l’un de mes collaborateurs, M. …, en charge de la gestion du patrimoine, de prendre contact avec vous".
  • Nous notons que l’opérateur annonce vouloir procéder à l’installation des antennes à la fin du mois d’octobre, c’est-à-dire durant les vacances scolaires sans doute pensant bénéficier alors d’une certaine démobilisation des parents. 
  • Nous en profitons aussi pour rappeler que, par deux fois déjà (13 octobre 2004 et 14 février 2005), les riverains et les parents ont fait échouer l’installation des antennes et que l’ACN (alors AHCN) n’avait lancé aucun mot d’ordre à cette fin, contrairement à ce qu’insinue le dernier courrier de l’opérateur.
  • Enfin, nous rappelons à toutes fins utiles, qu’après avoir été saisis par l’ACN, l’ensemble des candidats à l’élection législative partielle qui vient d’avoir lieu sur la 7ème circonscription du Val de Marne (qui comprend le coteau de Nogent sur Marne) se sont déclarés pour le respect du principe de précaution et en faveur de la proposition de loi déposée à l’assemblée nationale cet été dont l’application sur le coteau rendrait caduque le projet de Bouygues Telecom. Nous attirons en particulier l’attention sur la réponse de Mme Marie-Anne Montchamp qui a été élue députée dimanche dernier et qui est particulièrement claire à cet égard ("Vous pouvez compter sur ma totale détermination").

L’ACN souhaite privilégier sur ce dossier comme sur les autres la recherche du dialogue et d’une solution consensuelle. Encore faut-il pour y parvenir que l’opérateur cesse de menacer en permanence d’installer les antennes alors qu’il est conscient de l’opposition des riverains et qu’il ouvre avec nous une véritable discussion en faisant des propositions réellement satisfaisantes.

L’ACN, faut-il le rappeler, n’a rien contre le principe de la téléphonie mobile qui implique nécessairement l’installation d’antennes en zones urbaines.

Cependant, elle demande l’application du principe de précaution s’agissant d’une installation d’antennes dans une zone sensible. Elle ne peut se contenter d’affirmations de transparence et d’esprit de concertation qui, dans la pratique, se traduisent par l’imposition de solutions contraires aux voeux des riverains et des parents dont les enfants seront finalement les seuls à subir les conséquences de ces choix.

L’ACN demande à être reçu par la vice-présidente de la région pour la rénovation du Lycée E.Branly

Mercredi 5 octobre 2005 - Par Marc Arazi -
D’importants travaux de réaménagement du lycée sont prévus à la fin du premier semestre 2006 et cela pour une durée de plus de deux ans (26 mois).
 
L’ACN est favorable à ce projet qui doit sensiblement améliorer les conditions de vie et de travail des élèves du lycée. Cependant, étant donnée l’ampleur des travaux envisagés et leur durée, elle souhaite être associée aux discussions et avoir connaissance de l’ensemble des éléments, ce qui n’a pas été le cas jusqu’à ce jour. En particulier, l’ACN souhaite s’assurer que  la sécurité des biens et des personnes avant, pendant et après le chantier est effectivement prise en compte.
 
En conséquence, l’ACN a décidé d’écrire à Madame Elisabeth Gourevitch, Vice-présidente du Conseil Régional d’Ile de France pour obtenir les informations à jour sur la rénovation des bâtiments du Lycée et d’autre part pour attirer son attention sur la spécificité du sous-sol du Coteau (lire le courrier).
 
Sur ce dernier point, il est important de garder présent à l’esprit aue ce quartier et ses constructions ont déjà fait au fil du temps l’objet de très nombreux désordres qui n’ont pas tous été couverts par les compagnies d’assurance dans le cadre des trois arrêtés interministériels successifs de catastrophe naturelle "sécheresse".
 
Le plan ci-dessus est extrait du Journal des Parents d’élèves FCPE du Collège-Lycée Edouard Branly spéciale "reconstruction" où figure leurs remerciements au cabinet Schmitt auxquels nous nous joignons.

Proposition de loi sur la téléphonie mobile: références

Samedi 1 octobre 2005 - Par Webmaster -

De nombreuses personnes nous ont demandé plus de renseignements sur la proposition de loi sur la téléphonie mobile dont nous faisons mention dans notre courrier aux candidats à l’élection législative.

Il s’agit de la la proposition de loi "relative à la réduction des risques pour la santé publique des installations et des appareils de téléphonie mobile" numéro 2491, déposée à l’assemblée nationale le 13 juillet 2005 par 8 parlementaires de toutes tendances. Ce texte est bien sûr accessible sur le site de l’assemblée nationale ainsi que le dossier législatif qui l’accompagne et qui s’enrichira au fil du processus parlementaire.

Certaines de ses dispositions sont particulièrement frappantes. Notamment son article 2 ainsi rédigé:
 "Il est interdit d’installer des équipements mentionnés à l’article 1er à moins de 300 mètres d’un bâtiment d’habitation ou d’un établissement sensible. Par dérogation et en zone urbaine, il est interdit de les installer à moins de 100 mètres d’un établissement sensible. Les bâtiments réputés sensibles sont les établissements d’enseignement et périscolaires, les structures accueillant des enfants n’ayant pas atteint l’âge de la scolarité obligatoire, les établissements hospitaliers et les structures d’accueil de personnes âgées."

Plusieurs quotidiens se sont fait l’écho de cette proposition dont La Tribune, 01/Net (et aussi ici) ainsi que les publication numérique Silicon.fr et zdnet.fr.

Le blog de Nathalie Kosciusko-Morizet, l’une des députés qui ont signé la proposition, reproduit également un article du journal l’Hémicycle spécialisé dans l’information relative à l’activité parlementaire.

Nous attendons impatiemment que le projet soit inscrit au calendrier pour que la discussion parlementaire sur ce texte puisse commencer.

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