Ecoles Paul Bert et Guy Moquet: il y a déjà des antennes-relais à 30 mètres!

L’ACN va informer l’ensemble des acteurs de la gravité de la situation et redemander avec la plus grande insistance l’application de la Charte de Nogent sur Marne et du principe de précaution.

Le succès de la réunion

Cliquez pour agrandirLa réunion-débat organisée Mercredi par l’ACN sur le thème "Doit-on installer des antennes-relais près des écoles ?" a été un vif succès. Dans une salle pleine, de nombreux riverains et parents d’élèves ont pu entendre les interventions de Janine Le Calvez, Présidente de l’association Priartem, Jean-Pierre Lantin, journaliste scientifique, écrivain et documentariste spécialisé sur le sujet, Marc Arazi, président de l’ACN, Michel Clément, secrétaire de l’ACN et Daniel Gérard, trésorier de l’ACN et modérateur de la soirée. Les interventions ont été suivi d’un débat de grande qualité où chacun a pu poser toutes les questions qu’il désirait jusqu’à près de minuit.

Bouygues Telecom refuse le débat, le maire ne vient pas

Bouygues Telecom a purement et simplement refusé de participer à ce débat, en justifiant sa position dans ce message. Le caractère contradictoire de cet événement n’a donc pas pu être assuré, contre notre souhait. La présence de nombreux Nogentais mais aussi d’associations de Nogent sur Marne et d’autres villes de la région (Bonneuil, Clichy, Saint Maur, Vincennes) démontre que si les opérateurs ne souhaitent pas débattre, ceux qu’ils font vivre sous leurs antennes y sont prêts.

Par ailleurs, après nous avoir donné son accord, le Maire de Nogent sur Marne n’a finalement pas pu venir. Un message envoyé par M. Martin le jour de la réunion a été lu dans son intégralité par Marc Arazi.

Marie-Anne Montchamp n’a pu participer au débat mais nous a fait parvenir le courrier et la relance qu’elle a envoyée au Président de Bouygues Telecom pour lui demander de respecter dans son intégralité la charte de bonne conduite de Nogent sur Marne.  Ce courrier, qui cite explicitement les termes de l’article 5 de la charte, a été lu aux personnes présentes mercredi. Nous remercions Madame la députée pour cette intervention qui se situe dans la continuité des engagements pris pendant la campagne électorale. Compte-tenu de la gravité de la situation qui a été révélée durant le débat par les personnes présentes dans la salle et les intervenants, la démarche de Madame Montchamp est d’autant plus importante.

Les antennes présentes à Paul Bert et Guy Moquet

Cliquez pour voir la carte des antennes de NogentEn effet, contrairement aux affirmations répétées  de Bouygues Telecom depuis 15 mois, la question des antennes-relais près des écoles à Nogent sur Marne ne se pose pas qu’au travers du projet d’installation près du groupe scolaire Val de Beauté. Car 6 antennes Bouygues Telecom sont déjà installées et émettent depuis des mois et peut-être des années à moins de 30 mètres des écoles Paul Bert et Guy Moquet.

Ces antennes sont intégrées à l’intérieur d’un caisson qui les rend totalement invisibles. A notre connaissance, aucune information et a fortiori aucune concertation n’a jamais été réalisée au sujet de ces antennes.

La transparence et la concertation de Bouygues Telecom dans sa gestion des implantations d’antennes-relais près des sites sensibles reste donc à démontrer, à Paul Bert comme à Val de Beauté.

A quoi sert la Charte de Nogent sur Marne ?

L’inapplication de la Charte de bonne conduite (pdf, 395 Ko) est aussi également démontrée.

D’un côté, Bouygues Telecom nous annonce l’installation des antennes rue François Rolland pendant les vacances scolaires (bien entendu) en affirmant de façon absolument péremptoire que la concertation prévue par la charte a abouti alors que l’ACN et la FCPE Val de Beauté clament le contraire haut et fort depuis 15 mois.

Mais en plus, le même opérateur exploite 6 antennes en zone sensible démontrant la possibilité de diffuser vers les écoles alors que par ailleurs dans le cas de la rue François Rolland un des principaux arguments développés est la non orientation des antennes vers les écoles. Cela démontre aussi, et la Mairie était d’accord sur ce point, l’absolue nécessité de ne pas "habiller" les antennes proches des sites sensibles afin de controler la situation.

 
Que vaut  l’expertise de l’AFSSE ?

L’ACN juge la situation induite par le dossier des antennes relais à Nogent sur Marne extrêmement sérieuse car elle coincide par ailleurs avec la perte de la crédibilité de l’AFSSE (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement) sur ce dossier. En effet, avec la succession de la  démission de Denis Zmirou, directeur scientifique de l’AFSSE en mai dernier et ses déclarations au journal Le Monde, les révélations publiques du Président du Conseil d’Administration de l’AFSSE, M. Guy Paillotin, qui soulignent les dysfonctionnements de l’agence et remettent totalement en cause l’expertise et l’indépendance de celle-ci en matière de téléphonie mobile et enfin la double enquête de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) et de l’Inspection Générale de l’Environnement (IGE) demandée par les ministères de tutelle, plus personne ne peut considérer que la neutralité et l’indépendance des travaux de l’AFSSE ne soient garanties.

Rappelons que c’est sur les rapports de l’AFSSE que s’appuient quasi-exclusivement les argumentaires de Bouygues Telecom, de l’ANFR, de la DDASS et de tous ceux qui depuis le début répètent inlassablement qu’il n’y a rien à craindre des antennes-relais et donc que l’application du principe de précaution n’est pas justifiée.

On comprend que Bouygues Telecom ait refusé de participer à notre débat, vu le contexte.

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2 commentaires sur “Ecoles Paul Bert et Guy Moquet: il y a déjà des antennes-relais à 30 mètres!

  1. Voici pour info la tribune que j’ai fait passer dans le bulletin de Nogent sur Marne:

    Concertation ou Information ?
    Il semblerait que l’équipe en place confonde les mots concertation et information. A plusieurs reprises, alors que des décisions de travaux avaient été prises en catimini, nous avons eu droit ? des réunions nous présentant des projets déj? bien ficelés sur lesquels il était impossible de prendre en considération les demandes des citoyens. Un exemple flagrant : Les Antennes Relais. Alors que le Maire fier de la charte signée avec les opérateurs nous explique depuis des années qu’aucune implantation ne se fera sans concertation, il a fallu que des parents d’élèves et des riverains empêchent qu’une installation soit montée sur un toit pour qu’une soit disant concertation soit mise en place. Lors de cette réunion, il nous a été expliqué par l’opérateur que de toute façon les antennes émettraient ? l’opposé des trois groupes scolaires situés ? environ 50m. Pour leur défense les élus de la majorité nous expliquent qu’ils ne peuvent rien faire contre ce contrat signé entre un particulier et l’opérateur. Ceci est peut être vrai, néanmoins nous avons la preuve une nouvelle fois que cette charte n’est qu’un effet d’annonce. Aujourd’hui la téléphonie mobile est un outil indispensable pour certains, nous devons donc vivre avec. Mais avec l’application du principe de précaution. Plusieurs études indépendantes nous mettent en garde contre les émissions d’ondes par les Antennes Relais et par l’utilisation intensive d’un portable sans oreillette. Bien sûr nous avons des rapports payés par les opérateurs qui nous disent le contraire. Dans le doute, le Maire de Nogent sur Marne aurait pu faire comme le Maire du Pertuis en prenant un arrêté prescrivant qu’aucune installation ne soit implantée ? moins de 300 mètres d’un établissement recevant du public. Cet arrêté a tété confirmé par le TA de Marseille le 20 avril 2004.
    Pour rappel l’article L110-1 du code de l’environnement applicable en matière de santé publique :
    « L’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption des mesures effectives et proportionnées visant ? prévenir un risque de dommages graves et irréversibles ? l’environnement ? coût acceptable »

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