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(article L-141-1 du code de l'environnement).

Actus pour février 2006


Saga de l’AHCN/ACN : I – 1988/89 : de l’importance du POS

Dimanche 26 février 2006 - Par Fred -

Afred Raveau, ancien Président de l’ACN et actuel administrateur, nous raconte la saga du coteau, ou comment les riverains ont pris les choses en main, pour défendre leur quartier. Une série d’articles, à rebondissements dont voici le premier volet…

Préambule

Si on regarde la carte de Nogent sur Marne, on peut voir que le Coteau est loin en surface de représenter beaucoup dans l’ensemble de la Ville. Et pourtant, cette partie du méandre de la Marne, chère aux peintres et au vin blanc célèbre, a suscité  de bien belles empoignades!

On est loin du siège de la bande à Bonnot au début du XXème siècle. Non. Ce n’est plus le genre, ce n’est plus la méthode anarchiste qui prévaut. De nos jours, on fait dans le subtil, le silencieux. Dans les couloirs des administrations, on travaille sur  les plans d’une ville qu’on veut.

On découpe, on charcute, on partage, on attribue, on favorise, on gagne beaucoup d’argent. Bref, on construit.

Le "nogentais de base", qui a vécu en pavillon familial ou dans de petits immeubles de rapport, se voit entouré, envahi, encerclé, par du béton, du costaud, du pseudo-riche, où l’architecture est absente.

Pas de schéma directeur, ni une quelconque logique dans l’attribution des permis de construire. Le pifomètre est l’instrument de base. "Bon appétit, Messieurs les promoteurs".

La protection de l’environnement? KEKSEKSA? L’écologie  est ridiculisée, "c’est du luxe pour nantis", entend-on à l’époque.

Et voilà qu’une poignée de riverains commence à poser des questions, à réfléchir non pas sur des idées générales -donc politiques (mot abhorré)- mais sur des faits.

Ainsi, depuis 1988, date de la création de l’Association des Habitants du Coteau de Nogent, ces quelques égarés vont oser se dresser devant le Moloch, le Géant, le pot de fer, la cité imprenable, le pouvoir de celui qui veut construire à tout prix, et vite.

Nous vous proposons, au travers de cette série d’articles, une rétrospective des "aventures du Coteau". Nous essaierons de raconter les principales actions menées sur cette zone, et nous verrons qu’une population, quand elle se sent directement concernée, qu’elle vit des situations qui l’agressent,  peut infléchir des courants qui, au départ, paraissaient pourtant irrésistibles.

Voici deux aspects du coteau de Nogent: le premier, c’est notre quartier, vu du satellite, le deuxième, c’est le plan du quartier, sur lequel les points rouges indiquent les endroits où l’action de l’AHCN s’est fait sentir… depuis 17 ans!

Le coteau vu d'en haut. Cliquez pour agrandir

Coteau de Nogent et actions de l'ACN - Cliquez pour agrandir

I. 1988-89 -  De l’importance du  Plan d’Occupation des Sols (POS)

Premiers indices

Tout est parti de la déclaration de modification du POS, qui a fait réagir les habitants du coteau. Ceux-ci remarquèrent des anomalies dans cette modification et en firent état dans le cahier ouvert à cet effet. Le projet de modification du Plan d’Occupation des sols reçut finalement un avis défavorable de l’enquête lors de l’enquête publique, les arguments justifiant la demande de modification n’étant guère convaincants.

Et voilà que le bel édifice conçu au départ pour autoriser la modification -en pire- de la physionomie du coteau, finit par s’effondrer. Et quel édifice, quand on sait que pour modifier le plan d’occupation des sols d’une ville, il ne faut pas moins de :

  • Une délibération du Conseil municipal pour prescrire la révision du POS.
  • Un arrêté qui publie la liste des services associés à la révision.
  • L’information du Préfet.
  • Des Conseils de Quartier.
  • Une première réunion des services associés.
  • 8 réunions thématiques consacrées aux différents points de la révision.
  • Des Conseils de Quartier (2ème série).
  • Une Commission d’urbanisme consacrée à la révision du POS.
  • Une délibération du Conseil Municipal pour arrêter le projet de modification du POS.
  • La consultation des services associés.
  • Une nouvelle délibération du Conseil Municipal révisé suite aux observations émises par les personnes associées;
  • La désignation par le Tribunal Administratif du Commissaire enquêteur pour conduire l’enquête publique relative au POS.
  • Une enquête publique assortie de l’exposition du plan en Mairie.
  • Et enfin l’approbation définitive par le Conseil Municipal.

Ouf ! C’est très sérieux le POS (aujourd’hui PLU).

En effet, en regardant le plan de la ville et son découpage en zone appelée Uc (UCa, UCb , etc. ) et en cherchant à comprendre ce découpage, on pouvait remarquer que les limites semblaient obéir à une logique obscure: il ne suivait pas le relief de la ville… curieusement, des zones "mordaient" sur d’autres.

Sachant que chacune des zones possédaient ses propres caractéristiques concernant les dispositions à prendre pour les permis de construire (hauteur, surface de construction, etc.), les riverains purent s’apercevoir, avec surprise, que telle zone couvrait des surfaces qui auraient dû appartenir à une autre. Bref, il semblait bien que les zones avaient été arrangées pour faciliter un type de construction particulier. Et que, finalement, la topographie des zones ne correspondaient plus à la géographie de la ville : elle reflétaient celle qu’avaient à l’esprit… les promoteurs!

Le lièvre était soulevé.

Explications

Bon. Je vois. Vous n’avez pas tout compris.

Je recommence: le POS, c’est quoi? C’est un plan. De quoi? De la ville, c’est-à-dire  des surfaces, avec ce qu’il y a dessus. On y voit des maisons, des rues, des immeubles, etc.

Pourquoi un plan ? Parce que la commune doit imaginer des normes de construction nécessaires à l’attribution des  permis de construire,  de façon à empêcher la construction anarchique. "S’il n’y a pas de règles, je vais pouvoir construire mon gratte-ciel au bord de la Marne, avec les reflets dans l’eau. Comme à Manhattan".

Et bien justement, nous ne sommes pas à Manhattan!

D’où des règles en principe faites pour développer l’harmonie d’une ville,  pour le bien de la commune et de ses habitants.

Ca,  c’est la théorie. En pratique, en 1988-89, des riverains ont constaté que le découpage des zones est bizarre. Vous avez dit bizarre?

Pourquoi bizarre? Parce que, par exemple, dans une zone, la hauteur des constructions est fixée à 27m (le centre-ville) et dans d’autres, à 10m (le coteau). Si la modification du POS étend la zone des 27m sur celle des 10m… "je pourrai construire mon gros tas au milieu de pavillons, et en toute légalité".

D’accord, j’exagère (à peine). Mais c’est pour mieux faire comprendre l’importance du POS de l’époque.

Bon. C’est plus clair?

Action

Très rapidement, on a constaté que la topographie des zones présente des boursouflements que nous allons rapidement appeler "verrues".

Des verrues, il y en a plusieurs. Elles attirent l’attention de ces riverains qui apprennent à lire et à comprendre le POS modifié. Et qui finissent par obtenir le rejet de la demande de modification du POS. Ces "verrues" n’ont pas de justifications réelles.

Parallèlement, un particulier qui a constaté de nombreuses irrégularités évidentes dépose un recours devant le Tribunal  Administratif de Paris pour attaquer le permis de construire du 94, rue François Rolland (le stade), attribué à un promoteur. Coup de théâtre : le permis est retiré par la Mairie deux jours avant la séance du Tribunal Administratif de Paris. 

Pour la première fois, et à la surprise générale, des particuliers font annuler des décisions officielles! Sans avocat, sans conseiller technique, uniquement par une détermination sans faille et beaucoup de bon sens.

Ces premier succès en annonce d’autres.

A suivre…

Priartem a désormais un coordinateur départemental Val de Marne

Lundi 20 février 2006 - Par Webmaster -

PriartemL’association Priartem dont le but est de "lutter contre la prolifération incontrôlée des implantations d’antennes-relais de téléphonie mobile sur notre territoire national" vient de se doter d’un coordinateur départemental pour le Val de Marne qui n’est autre que Marc Arazi, notre président.

Marc a pris cette décision après avoir consulté le Conseil de l’ACN.

L’ACN, qui est adhérente de Priartem, sera représentée lors des réunions de Priartem par son secrétaire, Michel Clément.

La nomination d’un coordinateur départemental est une très bonne nouvelle pour les associations du Val de Marne qui se battent pour maîtriser  l’anarchie "antenistique" et dont plusieurs avaient participé à la réunion publique du 19 octobre 2005.

Nous exprimons donc au nouveau coordinateur tout notre soutien et nous lui souhaitons bon courage dans ce nouveau défi.

Procès Verbal de l’Assemblée Générale du 2 décembre 2005

Samedi 11 février 2006 - Par Laurent -

AG 2005Voici le procès-verbal de l’assemblée générale 2005 (pdf, 54 Ko) de l’Association du Coteau de Nogent qui s’est tenue le 2 décembre 2005.

Ce document peut être complété par:

Pour être complet, vous pouvez également lire l’article de Nogent Magazine numéro 31 qui évoque l’intervention du maire de Nogent sur Marne, Jacques J.-P. Martin.

Pour mémoire, on a également parlé de la maladie des maronniers à cette AG.

Enfin, les photos de l’AG sont également disponibles, pour ceux qui voudraient se replonger dans ces instants mémorables…

Nogent le Magazine N°31

Jeudi 9 février 2006 - Par Marc Arazi -
Vendredi 3 février,  j’ai reçu dans ma boîte aux lettres le nouveau numéro du journal de Nogent sur Marne que vous avez certainement reçu également si vous habitez Nogent.
En page 14 se trouve un article intitulé " Antennes-relais: priorité à la concertation" qui reprend ce que nous vous avions annoncé dans le premiers compte-rendus de notre assemblée générale.

L’ACN est heureuse de pouvoir compter sur le soutien de la Mairie pour faire "appliquer à la lettre" la charte de bonne conduite.

L’article évoque également la prochaine révision de la charte qu’avait annoncé M. Martin lors de notre assemblée générale. Naturellement, nous nous tenons à la disposition de la municipalité pour apporter notre éclairage dans les futures discussions qui se tiendront alors.

Tout en nous félicitant du soutien de tous contre ce projet, nous restons cependant extrêmement vigilants, puisque rien n’indique que l’opérateur ne soit décidé à tenir compte de l’opposition généralisée à son projet, en tous cas certainement pas son dernier courrier au Préfet.

Alors que nous allons fêter le 14 février le premier anniversaire du second échec de l’installation des antennes, autorisons-nous à rêver qu’enfin l’opérateur décide de venir discuter, sereinement, du choix d’un autre site pour son projet…

 
 
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