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Agréée pour la protection de l'environnement par la Préfecture
(article L-141-1 du code de l'environnement).

Actus pour janvier 2007


Secteur Marie Curie : la modification du POS nuit gravement à l’urbanisme

Dimanche 28 janvier 2007 - Par Webmaster -

Dernière minute [31 janvier 2007] : voici le texte intégral de nos observations sur le projet de modification du POS

L’ACN a formulé ses observations sur le projet de modification du POS dans le secteur Marie Curie. Après analyse du document approuvé au conseil municipal, particulièrement illisible, on comprend qu’il s’agit tout simplement de doubler la hauteur des constructions sur la rue Hoche sous prétexte de dépolluer le site de l’école Marie Curie. Tout en expliquant que tout ceci améliorera la physionomie du quartier. Cherchez l’erreur…

Bien entendu, il faut dépolluer le site de l’école. Mais pas au prix de l’accroissement du bétonnage des bords de marne. Espérons que la mairie va entendre et ouvrir rapidement une concertation et revoir son projet.

Le 19 janvier 2007, l’ACN a inscrit ses observations au registre d’enquête publique ouverte à la suite de la proposition de la ville de Nogent sur Marne de modifier le POS/PLU sur la zone de l’ancienne école Marie Curie.

Les riverains du quartier, mais pas seulement, sont également venus nombreux faire part de leur refus de ce projet et de leurs inquiétudes concernant la dépollution du site. Une pétition signée par une soixantaine d’habitants principalement de la rue Marceau est à l’initiative d’une nouvelle association constituée pour l’occasion, l’association des riverains de l’école Marie Curie.

Nous avons fait connaissance avec les membres du bureau de l’association, Mmonsieur Dominique Faure, Président, sa femme secrétaire et Madame Edith Mora, trésorière, afin d’avoir un large échange de vue sur ce projet.

La commissaire enquêteur remettra son avis dans un mois soit le 19 février 2007.

Les points ci-dessous résument les remarques que nous avons formulées de façon plus formelle dans notre document officiel.

Un document particulièrement opaque

Un point, formulé oralement lors d’un échange avec le commissaire enquêteur, concerne l’illisibilité du document approuvé par le Conseil municipal (fichier zip contenant le dossier complet au format pdf et jpg, 2 Mo). En effet, on ne peut que s’étonner qu’un document public aussi important puisse être adopté en l’état alors que sa rédaction le rend à peu près illisible à quiconque voudrait en comprendre le sens sans être un expert en langue technocratique alambiquée.

L’ACN s’étonne que le document qui pourrait être la source d’une modification très importante de la vie quotidienne des riverains soit rédigé d’une façon aussi opaque.

Une modification de la nature du quartier

La "notice explicative" par laquelle commence le document approuvé par le Conseil municipal affirme que l’objectif de la modification du POS est de ne pas "dénaturer le site en permettant l’implantation de bâtiments aux gabarits similaires".

Cependant, c’est bien le doublement de la hauteur des constructions et la création d’un vaste ensemble immobilier (plus de 100 logements) dont il est question et qui ne peut que transformer de façon irréversible ce secteur de Nogent, jusqu’ici essentiellement pavillonnaire.

En effet, les dispositions actuelles du POS autorisent, pour la zone UCb, des hauteurs de 9,50 m au faîtage. Le changement de zone de UCb vers UDb permettrait de porter la hauteur des constructions à 12 m (R+3) mais la notion de "secteur plan de masse" autoriserait des immeubles de 18 m de haut le long de la rue Hoche.

Les terrains communaux de l’ancienne école se situent dans la zone UC c’est-à-dire dans une "zone d’habitat de tendance pavillonnaire". La proposition de modification vise à faire passer ces terrains en zone UD afin d’accroître leur constructibilité. De ce fait la zone pavillonnaire actuelle de la rue Marceau (UCb) serait réduite à une bande de terrains encadrés par deux zones UDb (rue J. Kablé et rue Hoche).

L’ACN est attachée à la préservation du caractère pavillonnaire dans le secteur du Coteau et des bords de Marne et donc à la nécessité de préserver la limitation de la hauteur des constructions.

Elle est donc choquée qu’une telle modification soit présentée comme une simple continuité alors qu’il s’agit de changer profondément la physionomie d’un quartier.

Précisons que jamais le document n’indique explicitement que la hauteur des constructions sera portée à 18m au lieu des 9 actuels. Il faut avoir un décodeur magique pour le comprendre, décodeur dont l’ACN est heureusement pourvu depuis maintenant quelques années

Une modification sans rapport avec la dépollution du site de l’école

Pour quelle raison modifier le POS ? C’est la question que pose l’ACN.

Le POS/PLU est censé établir des règles d’urbanisme pérennes opposables à tous. Il semble bien que la ville ait décidé de modifier les règles d’urbanisme pour les rendre compatibles avec un projet ponctuel : la vente du terrain de l’école à un promoteur pour un montant honorable permettant ainsi de "rembourser" la dépollution du site. C’est en tous cas ce qu’on croit comprendre en suivant les déclarations publiques du maire sur ce sujet.

Le problème, c’est que :

  • la modification du POS concerne une zone largement plus grande que celle de l’école puisqu’elle s’étend à l’ensemble des constructions le long de la rue Hoche dont la hauteur serait doublée.
  • la dépollution du site de l’ancienne école n’est en aucun cas conditionnée par la modification du POS. Sauf erreur, pour dépolluer, on creuse un trou. On ne construit pas un bâtiment 2 fois plus grand que celui qui est pollué. Le rapprochement qui est opéré dès les premières lignes du document entre la dépollution du site de l’ancienne école Marie Curie et cette modification du POS et qui a été également effectué par le maire et ses adjoints dans un certain nombre de réunions publiques, est totalement déplacé.

Que la mairie vende un terrain communal à un promoteur, c’est une chose. Mais qu’elle modifie le POS pour rendre le terrain plus alléchant et permettre ainsi la construction d’un vaste ensemble, beaucoup plus rentable pour le promoteur, mais dévastateur pour les riverains, c’est autre chose.

Le financement de la dépollution des terrains ne doit pas être financé par le bétonnage du quartier. Et si ce bétonnage nécessite la modification du POS, force est de constater qu’il s’agit là d’un détournement de la finalité de cet instrument dont l’objectif ne saurait être de permettre à la ville de gagner de l’argent.

Bien entendu, l’ACN est favorable à la dépollution des terrains municipaux. Mais elle souhaite que la ville mette en place un financement et recherche des subventions (Etat, région, département, fonds radium, etc.) afin de limiter autant que faire se peut la charge financière pour les nogentais sans pour autant aliéner des terrains communaux dont la ville peut avoir besoin demain. Mais, encore une fois, la modification du POS n’a rien à voir avec la dépollution du site.

Toujours pas de PLU

On peut également regretter que la ville n’ait pas souhaité mettre en place un véritable PLU et ait choisi, pour la 2ème fois en 3 mois, la procédure de révision du POS de 2001. Cela fait pourtant plusieurs années que l’ACN réclame un véritable PLU, que le maire le promet… pour mieux l’oublier aussitôt.

Faut-il construire sur un terrain dépollué ?

Tout comme le fait observer un responsable de l’ANDRA, "la garantie qu’un site soit totalement nettoyé n’existe pas " , l’ACN est réservée sur la possibilité d’édifier sur ces terrains des constructions à usage d’habitation. Elle ne souhaite pas que les nogentais et les riverains de ce quartier en particulier aient à subir demain une nouvelle affaire Marie Curie.

Une aggravation généralisée de la situation du quartier

Les habitants de ce quartier sont majoritairement hostiles à un projet qui est de nature à aggraver la situation actuelle du quartier:

  • densification des constructions rue Hoche,
  • apport significatif d’une population nouvelle (100 logements),
  • pénurie d’emplacements de stationnement (malgré la création d’un parking souterrain) dans le secteur déjà saturé de la piscine, du stade et du port,
  • perte de lumière pour les pavillons,
  • aggravation de la pollution (proximité du Pont de Nogent, centrale de ventilation du tunnel routier) et enfin
  • aggravation probable des problèmes de circulation dus à l’inversion du sens de la circulation rue Marceau et à la création d’une voie nouvelle entre la rue Marceau et la rue Hoche que beaucoup d’automobilistes ne manqueraient pas d’emprunter pour échapper aux embouteillages quotidiens du Pont de Nogent

L’ACN propose que soit organisée une enquête d’impact spécifique aux problèmes de stationnement et de circulation dans ce quartier.

Conclusions

Il est manifestement prématuré d’envisager la modification du POS/PLU tant que les conditions de la dépollution des terrains de l’ancienne école Marie Curie et de son financement ne sont pas connues.

A cet égard l’ACN demande la constitution d’une commission ad hoc afin que les nogentais disposent en toute transparence d’une information exhaustive sur les conditions de cette dépollution.

La modification des règles d’urbanisme n’est pas au service d’une opération financière quel qu’en soit le bien fondé. Par conséquent, elle demande que soient dissociés les sujets : d’abord dépollution du site, ensuite consultation des habitants dans un cadre moins confidentiel que l’enquête publique sur leurs souhaits concernant l’urbanisation de ce quartier.

L’argumentaire présenté concernant la dépollution du site de l’école Marie Curie ne justifie pas la modification du POS/PLU et, que bien au contraire, cette modification contredit les objectifs affichés de préservation de la nature pavillonnaire de ce quartier et nuit finalement aux intérêts des habitants.

La hauteur des constructions ne devrait pas excéder 9,50 m au faîtage sur l’ensemble du secteur et notamment en bordure de la rue Hoche (conformément aux dispositions du POS de 2001, zone UCb).

Antennes: quand les vrai-faux agents EDF s’invitent chez vous…

Mercredi 24 janvier 2007 - Par Webmaster -

Le 17 janvier 2007, deux vrais-faux agents EDF ont pénétré dans le jardin d’une habitante du 92 rue François Rolland avant d’en repartir penauds après intervention de la police municipale et démontage de leur matériel. Contacté par Le Parisien, Bouygues Telecom affirme qu’il s’agissait bien d’agents EDF et précise que ses projets sur Nogent ont été "étudiés et validés" par la mairie. Le maire, pourtant, nous affirme depuis 3 ans que c’est une affaire privée, qu’il n’a rien à voir avec ce dossier et qu’il ne peut rien faire.

La boîte électrique qui a été installée puis démontée dans le jardin privatif.
La boîte électrique qui
a été installée puis
démontée dans le
jardin privatif.

C’est l’histoire d’une dame qui est chez elle avec ses deux enfants de 6 ans et 2 ans le mercredi 17 janvier 2007. Soudain, elle remarque la présence de deux individus qui se sont introduits dans son petit jardin privatif et qui s’affairent pour y installer du matériel électrique.

N’ayant été prévenue ni par le propriétaire de son immeuble, ni par les intervenants eux-mêmes, ni par une quelconque affiche ou mot dans la boîte aux lettres, quelle n’est pas sa surprise ! Il est vrai que la veille, une tranchée avait été creusée dans le trottoir sans que personne n’ait été informé ni qu’aucun affichage n’ait été effectuée. Mais enfin, la propriété privée, ce n’est pas rien tout de même…

Questionnés, les intrus, qui n’ont même pas sonné à la porte, se présentent comme des agents EDF et donnent le numéro de téléphone de leur patron. Celui-ci affirme au téléphone être mandaté par Bouygues Telecom et que le propriétaire de l’immeuble est au courant des travaux.

Vous l’avez compris, la scène se passe au 92, rue François Rolland, en face de l’école maternelle, au pied du Gymnase Christian Marty, là où Bouygues Telecom tente depuis 3 ans d’installer ses antennes dont personne ne veut, ni parents, ni riverains, ni, bien entendu, les locataires de l’immeuble, ni aucun élu.

Enfin, presque aucun élu, puisque notre maire est le seul à n’avoir jamais exprimé d’opposition à ce projet… Mais nous allons y revenir.

Le problème, c’est qu’il y a manifestement intrusion dans une propriété privée. Un acte a priori délictueux. Et que les intrus ont installé une sorte de grande boîte blanche avec des fils électriques à l’intérieur et sans fermeture extérieure. Le genre de truc que les enfants aiment bien explorer.

Que fait la police ?

Le trou dans le trottoir, réalisé sans information préalable ni affichage.
Le trou dans le trottoir,
réalisé sans information préalable
ni affichage.

Bref, la maman, qui n’apprécie pas ces méthodes de voyous, appelle la police municipale qui intervient quelques minutes plus tard. Vérifications d’identité. Et, surprise, les agents EDF ne sont finalement pas du tout des agents EDF… 

Alors qui sont-ils ? Des barbouzes ? Des agents soviétiques perdus dans le temps et l’espace ? Des plombiers nixonniens égarés du watergate ?  Mystère.

L’agent de la police municipale constate l’infraction et transmet les informations à la police nationale. Puis il recommande à la maman de porter plainte en bonne et due forme afin que cette affaire suive son cours. Enfin, il invite les envahisseurs à remballer leur fatras et à retourner sur leur maudite planète. Lesquels ne se font pas prier, démontent ce qu’ils avaient monté et … bonjour chez vous.

Merci la police municipale.

Quand la mairie valide les projets de Bouygues Telecom

Précisons que pour vous raconter ces événements, je m’inspire à la fois

  • du témoignage écrit de la maman en question,
  • de celui de notre président qui est venu rapidement sur les lieux appelé par ladite maman et qui a donc assisté à la quasi-intégralité de cet épisode ubuesque et
  • de l’article du Parisien du 20 janvier.

Ce merveilleux petit article, dans lequel Bouygues Telecom affirme qu’il s’agissait bien d’agents EDF (donc, c’est sans doute l’agent de la police municipale qui devait être un espion bulgare chargé d’intoxiquer les nogentais…) contenait également une affirmation importante :

"Nous travaillons en concertation avec la mairie et tous les projets, passés, présents et à venir ont été étudiés et validés ensemble, précise l’opérateur".

Vous avez bien lu.

Les vrai-faux agents EDF.
Les vrai-faux agents EDF.

Nous qui demandions depuis 3 ans au maire de dénoncer ce projet qui mobilise contre lui absolument tout le monde (sauf lui, le maire)… nous apprenons maintenant qu’il s’agissait d’un projet étudié et validé avec lui.

Mais alors, pourquoi nous raconte-t-il depuis 3 ans qu’il ne peut pas s’y opposer, que c’est un projet privé sur lequel il n’a pas son mot à dire, puisque Bouygues Telecom affirme publiquement qu’il l’avait validé ?

Si Bouygues Telecom disait vrai, on aurait du mal à croire que la prétendue et mystérieuse (pour ne pas dire opaque) négociation actuellement en cours entre la mairie et Bouygues Telecom pour trouver une solution au problème soit bien sérieuse…

De toutes façons, une négociation secrète d’un soit-disant accord tout en continuant les installations, en douce, avec de vrais faux-agents EDF qui pénètrent illégalement chez les gens… tout ceci n’est pas très sérieux.

Une question: quand est-ce que le général Rondot entre en piste ? Parce qu’il ne manque plus que lui, franchement, pour qu’on y croit vraiment… On a envie de dire à Bouygues Telecom: quand allez-vous arrêtez votre numéro comique ? Il ne nous fait plus rire.

A moins que Bouygues Telecom n’ait menti au journaliste du Parisien. Venant d’une entreprise dont seul "l’intérêt général guide les décisions" (dixit l’article), on ne peut qu’exclure cette hypothèse.

A moins que Bouygues Telecom ne soit pas vraiment guidé par l’intérêt général mais uniquement par son propre intérêt et aille jusqu’à… non ? Impliquer le maire à tort ? Mais pour quoi faire ? Pour se couvrir ? Semer la zizanie ? Quel intérêt ?

Je ne vois qu’une seule façon de lever l’ambiguïté : Monsieur le maire, le projet du 92 rue François Rolland a-t-il été, comme l’affirme Bouygues Telecom, étudié et validé par la mairie ? Nous attendons la réponse.

Quand au préfet, qui a invité tout le monde à participer à une réunion (que tout le monde demandait), autant dire qu’en continuant les installations, l’opérateur lui distribue un double soufflet à chaque nouvelle initiative…

Décidément, plus on avance dans ce lamentable dossier, plus on découvre d’insoupçonnables paramètres, on est écoeuré du gaspillage d’énergie, du mélange des genres et de la perte de temps pour tout le monde.

Bien entendu, nous assistons actuellement la maman du 92 rue François Rolland pour porter plainte.

Et nous attendons toujours une date pour la réunion annoncée à la préfecture.

Bouygues Telecom fixe ses conditions

Mardi 16 janvier 2007 - Par Laurent -
Dans un courrier daté du 5 janvier 2007, le maire nous a transmis une copie de la réponse de l’opérateur au Préfet du Val de Marne, Monsieur Bernard Tomasini, qui confirmait l’organisation d’une seconde réunion de médiation à la préfecture.
 
Bonne nouvelle: Bouygues Telecom, qui était d’ailleurs à l’origine de cette demande de réunion, est d’accord pour y participer. Mais, si l’on comprend bien la prose alambiquée de l’opérateur, il souhaite d’abord installer et mettre en service ses antennes au 92 rue François Rolland et en parallèle étudier la proposition d’installer les antennes sur le pavillon Baltard, apparemment avancée par le maire.
 
C’est en tout cas notre interprétation de ce courrier. Jetez-y un oeil. Le moins qu’on puisse dire, c’est que Bouygues Telecom manie l’art de la périphrase avec un impénétrable avec brio.

Bien entendu, un tel préalable n’est pas acceptable. L’opérateur, qui affirme vouloir respecter le dialogue et la concertation, tente par tous moyens depuis bientôt 3 ans d’installer son matériel. Il n’a jamais rien proposé de concret pour trouver une solution. Il aura beau jeu de trouver un argument technique quelconque pour rejeter la proposition du maire et imposer alors son installation sur le site initial.

S’il veut jouer le jeu de la concertation, il doit d’abord reconnaître l’existence d’une opposition à son projet, renoncer à son installation au 92 rue François Rolland et participer activement à la recherche d’une solution. Et non pas menacer  parents et riverains de mettre en service ses antennes comme il le fait.

L’opérateur, qui ne justifie aucunement sa position, continue sa tactique des petits pas destinés à réaliser son projet original: installer des antennes-relais, contre l’avis de tous les acteurs, au coeur d’un groupe scolaire de 2500 élèves, à la verticale d’un gymnase et à 3 mètres d’habitants de l’immeuble.

Ce courrier nous apprend également que le maire a proposé d’installer les antennes sur le pavillon Baltard. Contrairement à ce qu’affirme l’opérateur, la proposition de l’installation sur le pavillon Baltard n’a pas été faite lors d’une réunion à laquelle l’ACN a participé en septembre 2006. Il doit s’agir d’une erreur… ou d’autre chose, allez savoir. Quoi qu’il en soit, si nous saluons l’effort de la mairie sur ce point, nous nous étonnons d’en être informé de la sorte, a posteriori, et nous regrettons que la recherche d’un site alternatif ne soit pas le fruit d’un processus transparent.

Nous rappelons également que l’obligation de trouver un autre site pour l’opérateur n’incombe pas à la mairie de Nogent sur Marne mais bien à l’opérateur lui-même, qui s’y est engagé en signant la Charte de bonne conduite. Que la mairie l’aide à y parvenir, c’est sans doute une bonne chose. Mais n’inversons pas les rôles. Ce n’est pas la ville de Nogent qui installe les antennes.

 
Le courrier de Bouygues Telecom, qui semble dicter ses conditions au Préfet du Val de Marne, nous incite donc à la plus grande prudence.

Nous redemandons au maire de protéger les sites sensibles de la ville en prenant des arrêtés municipaux comme le font de nombreux maires de France, notamment son collègue de Saint Maur. Et aussi 6 villes de Seine Saint Denis, objet de l’article du Nouvel Observateur (Paris Obs, 11-17 janvier 2007 page1 et page 2) "Antennes-relais : le 9.3 se rebiffe" qui montre que certaines villes se placent résolument du côté de leurs administrés et se battent pour limiter l’anarchie des antennes-relais près des zones sensibles. Ces maires se sont rassemblés pour être plus fort et on voit bien dans la lutte juridique acharnée que leur font les trois opérateurs combien les enjeux sont importants.

Alors, à quand une réaction du même genre dans le 94 ?

Tiens, à propos, avez-vous lu le commentaire de notre maire sur votre site préféré ? Et notre réponse

 
Nous demandons à l’opérateur:
- l’adoption d’une réelle attitude de concertation, dans le respect des intérêts de tous et de ses engagements contractuels avec la ville de Nogent sur Marne
- la reconnaissance de l’opposition des habitants à son projet
- le retrait de son matériel du 92 rue François Rolland
- la recherche active, de sa part, d’un site alternatif, dans l’hypothèse où la proposition du maire ne serait pas satisfaisante.

Bien entendu, Bouygues Telecom réaffirme sa "volonté de concertation dans le respect de la charte communale de Nogent sur Marne". C’est Alice au Pays des merveilles, puisque Bouygues Telecom n’a cessé depuis 3 ans de mépriser l’avis des riverains et des parents d’élèves et continue à vouloir passer en force, coûte que coûte. 

Aucune date n’est fixée à ce jour pour la seconde réunion de médiation en préfecture.

Report de la réunion publique sur les finances municipales

Jeudi 11 janvier 2007 - Par Laurent -
Certains d’entre-vous ont sans doute remarqué sur l’affichage municipal l’annonce d’une réunion publique consacrée aux finances municipales. Si vous souhaitiez y assister, sachez que la mairie nous a confirmé que la réunion qui devait se tenir initialement lundi 15 janvier à 20h à la scène Watteau est reportée au 7 février à 20h dans le préau de l’école primaire Val de Beauté.

A notre connaissance aucune information n’a été donnée pour expliquer ce report.

Antennes: une pantoufle d’or pour M. Martin-Lalande

Mardi 9 janvier 2007 - Par Marc Arazi -

Les associations Priartem et Agir pour l’environnement nous ont fait parvenir le communiqué ci-dessous. On y apprend qu’un parlementaire -au moins- a totalement épousé la cause du lobby de la téléphonie mobile et souhaite inscrire dans la loi que "l’installation d’un équipement de réseau de radiocommunication mobile sur une propriété privée ou publique ne peut être refusé pour un motif de sécurité sanitaire lié aux champs électromagnétiques…". Le principe de précaution à l’envers en somme.  Lisez plutôt. Priartem va remettre à M. Martin-Lalande une pantoufle d’or…  Inutile de lui offrir un stylo, en effet, trois opérateurs se sont cotisés pour lui en offrir un !

 

Antennes relais de téléphonie mobile : Selon un parlementaire UMP, il est interdit d’interdire…
Les associations dénoncent un véritable putsch contre l’état de droit et l’un de ses piliers, le droit de propriété
 
Paris, le 8 janvier 2007 : A l’occasion de la reprise des travaux parlementaires mardi 09 janvier 2007, les associations Agir pour l’Environnement et PRIARTéM remettront à Monsieur Patrice Martin-Lalande, député UMP du Loir-et-Cher le prix de la pantoufle d’or. Par cet acte symbolique, les associations entendent dénoncer la dernière proposition de loi que ce parlementaire a déposée, véritable cadeau fait aux opérateurs.
 
Ce projet de texte consacré à la couverture du territoire par les services de radiocommunications mobiles propose que l’installation d’un équipement de réseau de radiocommunications mobiles sur une propriété publique ou privée ne puisse plus faire l’objet d’un refus pour un motif sanitaire lié à la nocivité du champ électromagnétique. De fait, ce texte vise à créer, au bénéfice des opérateurs, déjà favorisés par une réglementation laxiste, une véritable expropriation d’intérêt privé, puisque, depuis la loi de juillet 1996, la téléphonie mobile relève clairement de la sphère des activités privées. L’établissement d’une telle procédure d’expropriation pour cause d’utilité privée, serait donc inconstitutionnelle puisque violant expressément l’art.XVII de la Déclaration des droits de l’homme de 1789.
 
Cette proposition de loi s’apparente à une opération si grossière de séduction vis-à-vis des opérateurs, que l’on est en droit de s’interroger sur les motifs profonds de son auteur ? Pourquoi un tel cadeau aux opérateurs alors que de plus en plus d’élus se plaignent du no man’s land réglementaire actuel et tentent de combler le vide juridique actuel à l’aide de chartes ou d’arrêtés.
 
Une fois encore, l’influence du lobby de la téléphonie mobile est édifiante. Ce n’est, hélas, pas la première fois, dans ce dossier, que la porosité entre le monde politique et le lobby industriel est établie. Pour mémoire, la réglementation actuellement en vigueur qui fixe des valeurs limites d’exposition (si élevées qu’elles ne sont jamais atteintes) a été fixée par un décret signé le dernier jour du gouvernement Jospin, le 3 mai 2002. La personne qui avait ce dossier en charge au sein du cabinet du Premier Ministre à Matignon, Jean-Noël Tronc, est entrée, dans les jours qui ont suivi la démission du gouvernement, comme Directeur de la Stratégie chez Orange et est devenu récemment PDG de cette société. Monsieur Martin-Lalande s’inscrirait-il lui aussi dans une stratégie de reconversion, autrement appelé « pantouflage » chez les fonctionnaires ?
 
Bien que cette proposition de loi ait peu de chance d’être adoptée dans un environnement parlementaire particulièrement surchargé, les associations dénoncent une volonté à peine voilée de verrouiller encore un peu plus la procédure d’implantation d’antennes relais en laissant encore un peu moins de marges de manœuvre aux élus locaux en amputant un droit de propriété réputé absolu. Elles appellent les députés à être très vigilants afin que cette proposition ne puisse être votée, à la sauvette, comme amendement au sein d’un autre projet de loi.
 
A contrario de cette proposition de loi écrite par et pour le lobby de la téléphonie mobile, les associations réclament le renforcement de la réglementation en abaissant les valeurs-limites d’exposition tout en interdisant enfin la vente des portables destinés aux enfants.
 
Afin de dénoncer cette proposition de loi, Agir pour l’Environnement et PRIARTéM remettront une paire de pantoufles à Monsieur Patrice Martin-Lalande, mardi 9 janvier 2007 à 10h devant l’Assemblée nationale (entrée du 126 rue de l’Université).
 
Les associations invitent l’ensemble de leurs adhérents à envoyer dans les semaines qui viennent une vieille pantoufle au député Martin-Lalande afin de rappeler ce parlementaire à un peu plus de retenue et de distance vis-à-vis des opérateurs de téléphonie mobile.

Contact presse :
Stéphen Kerckhove – Agir pour l’Environnement – Tél. 01.40.31.02.99
Janine Le Calvez – Priartém – Tél. 01 42 47 81 54

Bonne année 2007

Mardi 2 janvier 2007 - Par Marc Arazi -

Toute l’équipe de l’ACN vous souhaite une bonne et heureuse année 2007 , aussi colorée que le dessin de Choï Wonchul (élève en CE1 à l’école Val de Beauté). Il est  l’ un des talentueux lauréats du concours "dessine moi le Coteau" 2006 et c’est son dessin qui illustre la carte de voeux de l’association.

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