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AdN : Association loi de 1901, créée en 1988
Agréée pour la protection de l'environnement par la Préfecture
(article L-141-1 du code de l'environnement).

Actus du thème "Environnement"


Le maire a signé un bien mauvais accord pour tous les Nogentais

Vendredi 12 octobre 2007 - Par Marc Arazi -
Signature du protocole d’accord avec les opérateurs par Jacques Martin, maire de Nogent sur Marne
Comme ils ont l’air heureux d’avoir piétiné les nogentais.
Photo: Le Parisien. Voir l’article.

Hier, Jacques Martin a signé le nouveau « protocole d’accord » avec les opérateurs de téléphonie mobile. Quelques jours après que Bouygues Telecom ait activé sa première antenne près du groupe scolaire Val de Beauté.

C’est un bien triste jour pour Nogent qui aurait pu se passer d’une si mauvaise publicité. On imagine aisément le plaisir des représentants des trois opérateurs qui ont finalement obtenu tout ce qu’ils voulaient: un protocole totalement aligné sur leur position, qu’ils vont pouvoir vendre aux médias et à d’autres villes comme un modèle à suivre partout en France. Et un nouveau site d’antennes près d’un groupe scolaire installé malgré l’opposition considérable des nogentais. « D’une pierre, deux coups », comme on dit ! « Suivez le modèle de Nogent sur Marne, diront-ils désormais. Adoptez la même charte, c’est un vrai modèle ». Leur conseilleront-ils de s’aliéner les habitants pour le même prix… Ca n’est pas sûr. Lire plus…

Saison des châtaignes à Nogent sur Bouygues !

Lundi 8 octobre 2007 - Par Caroline -

escalade antennes octobre 2007Lundi 24 septembre, avec brio et agilité, Bouygues Telecom a fini par mettre sa première antenne sous tension. Je ne referai pas l’historique de cette saga qui dure depuis plus de 3 ans.Décernons leur au passage le prix spécial du jury pour ce bel acharnement !

Juste un petit problème en passant : Mme Trémoureux, dont le mur de cuisine est à 5 mètres de l’antenne, ne peut plus faire sa vaisselle tranquillement sans se prendre des châtaignes.

Effet irrationnel et irraisonné face à l’imminence de la mise en route d’une antenne ?

Pas du tout, nous sommes plusieurs a avoir ressenti ce phénomène extrêmement désagréable.
Un agent EDF appelé à la rescousse a pu constater la conformité de l’installation électrique de la dame en question. C’est déjà ça !

Le problème n’est certainement pas bien loin…
Et un grand premier prix pour le grand professionnalisme et le souci de la finition… Lire plus…

En direct du conseil municipal d’hier soir

Mercredi 26 septembre 2007 - Par Marc Arazi -

Quatre sujets importants,suivis par l’ACN, faisaient l’objet de délibérations hier soir. La plus attendue étant la discussion autour du nouveau protocole avec les opérateurs de téléphonie mobile.

  • Sur ce point pas de suspens, les 15 conseillers de la majorité municipale ont adopté la signature de ce nouveau texte. (Michel Romanet-Perroux,Jean-Luc Moretti,Bruno Morfin,Thérèse-Marie Thomé,Yves Dellmann,Loïck Nicolas,Mireille Miglio,Véronique Delannet,Jean-René Fontaine,Florence Fossé,Véronique Traisnel,Jean-Paul Lagille,Suzanne Senut,Evelyne Benoist, Lindi Guedy). Aucune objection ou même question posée. Toutefois il est à noter que seul le groupe majoritaire a voté pour. Le groupe PS Vert (3 élus) a voté contre, le groupe alliance pour Nogent (7 élus) n’a pas pris part au vote, les deux conseillères municipales proches de Marie-Anne Montchamp étaient absentes et enfin deux anciens élus en dissidence du groupe de Jacques Martin étaient aussi absents mais ne participent plus depuis deux ans aux conseils municipaux. Soit 14 élus.

Au préalable plusieurs conseillers municipaux d’opposition (Annie Lahmer, François Tonnelier, Estelle Debaecker, Nathalie Dubowsky) ont tenté, vainement vous l’avez compris, de demander un report de cette adoption pour qu’une véritable discussion est lieu. Peine perdue. Le maire allant jusqu’à demander l’adoption du protocole et proposant une discussion à venir. Mieux vaut en rire. Il est d’ailleurs fort à parier que nous aurons droit dans un prochain Nogent Magazine à un dithyrambique article sur le sujet (s’il n’est pas déjà rédigé) et ou cela ne vous étonnera pas, on ne donnera pas d’avis contradictoire. Jacques Heurthault a demandé au maire où en est le recours devant le conseil d’Etat fait par la mairie contre Bouygues Telecom. Aucune réponse de ce dernier.

Je vous livre mes premières réflexions :
- Les règles élémentaires de transparence et d’équité vis-à-vis des Nogentais, des associations et des élus qui les représentent ont été piétinées. Le compte-rendu de la commission environnement nous est tous parvenu la veille du conseil municipal. Il ne sera tenu aucun compte de notre rapport officiel sur le protocole (dixit Monsieur Moretti lors de son introduction). C’est donc le texte proposé qui sera adopté sans aucune modification. Il est d’ailleurs regrettable qu’aucun élu n’est proposé d’amendements à ce texte.

- Le mode de fonctionnement de la commission environnement est décrédibilisée et pour longtemps alors que de nombreux sujets tout aussi importants pour les Nogentais sont à venir et en particulier la décontamination de l’ancienne école Marie Curie.
- C’est donc, si rien n’est fait, un protocole entièrement rédigé par les opérateurs et à leur profit qui va régir les relations entre les Nogentais et ses mêmes opérateurs.

  • Second point, l’approbation de l’appel d’offres restreint du marché d’aménagement pour les travaux rue Carnot et Bauyn de Perreuse. Il l’a été à l’unanimité et les travaux doivent démarrer entre le 15 et le 30 octobre.
  • Troisième point, l’institution du permis de démolir et de la déclaration préalable de clôture dans le cadre de la réforme des autorisations de droit des sols. Les explications techniques fournies hier par le maire étant trop floues. Nous reviendrons sur ce point prochainement car il peut avoir des incidences sur des projets de démolition de maison (par exemple les maisons rue Emile Zola)
  • Quatrième et dernier point l’appel à candidature pour la requalification et l’aménagement du secteur Pavillon Baltard-gare RER A. Aucune discussion sur le fond du projet n’a eu lieu. François Tonnelier a juste fait remarquer que le « projet lui paraissait ambitieux ». Le maire a toutefois annoncé qu’aucune décision ne serait prise avant la nomination des élus issus des prochaines élections municipales. Nous en prenons acte. L’ACN a été retenue parmi les associations pour être membre du jury qui aura a statuer sur les projets d’architectes. Ce point sera débattu lors d’un prochain conseil.

L’ACN et Priartem dénoncent le projet d’accord

Lundi 24 septembre 2007 - Par Laurent -

L’ACN a étudié le projet d’accord entre la mairie et les opérateurs de téléphonie mobile que le maire tente de faire passer en force au Conseil municipal du 25 septembre 2007. Notre analyse est extrêmement critique. Ce document, rédigé en toute opacité, sans concertation ni même consultation avec les associations, reflète exclusivement la position des opérateurs.

Le passage de ce nouveau protocole en conseil municipal marquerait un recul par rapport à la précédente charte( ce serait une premiére au plan national) et notre ville se retrouverait, bien malgré nous, mise en avant par les opérateurs comme un modèle et critiquée par les associations de défense de l’environnement comme au service des opérateurs.

L’ACN, qui travaille depuis 3 ans sur ce dossier, dénonce ce projet et a décidé d’écrire à tous les conseillers municipaux, indépendamment de leur couleur politique, pour leur demander de repousser ce projet et qu’une véritable concertation soit mise en place tenant compte de l’expertise des associations dans ce domaine.

Le conseil municipal se tient à la Scène Watteau,demain à 20h30. Venez y assister et montrer par votre présence (silencieuse) que ce sujet vous importe. Pour ceux qui ne pourront être présents, nous vous rendrons compte ici des prises de positions , ainsi que des réponses individuelles reçues de chacun(e) des conseillers municipaux.

Lire ci-dessous le communiqué du 24 sept 2007 ACN – PRIARTEM – AGIR POUR L’ENVIRONNEMENT


Antennes-relais : les associations dénoncent le nouveau projet d’accord entre le maire de Nogent sur Marne et les opérateurs de téléphonie mobile

24 septembre 2007-Le projet de protocole d’accord du maire de Nogent sur Marne – Jacques Martin (UMP) – pour l’implantation d’antennes-relais à Nogent sur Marne constitue un recul considérable par rapport à la Charte de bonne conduite signée en 2002. Ce texte n’apporte aucune solution concrète aux différents concernant les sites et projets de Bouygues Telecom près des groupes scolaires Val de Beauté et Paul Bert/Guy Môquet. Au contraire, il ouvre la porte à une plus grande confusion sur ce dossier.

Rédigé en secret, sans aucune participation des associations, ce projet d’accord est totalement déséquilibré et dépourvu de toute neutralité. Il reflète exclusivement la position des opérateurs. Il utilise leur terminologie, leurs concepts, leur vision sélective de la réalité scientifique, et leur interprétation des textes. Il est rédigé de façon à leur éviter toute contrainte nouvelle. Il n’est pas de nature à lever les inquiétudes des nogentais, et tout particulièrement de ceux dont les enfants fréquentent les écoles de la ville.

Le projet d’accord abandonne en particulier l’obligation de modifier les projets et installations existantes en cas d’opposition des nogentais qui figurait pourtant dans l’article 5 de la Charte de 2002, annulée unilatéralement par M. Martin.

S’agissant des seuils d’exposition aux champs électromagnétiques, il se contente de rappeler la réglementation en vigueur contestée par toutes les associations et certains membres du gouvernement. Ignorant superbement le principe de précaution, il n’apporte ainsi aux opérateurs aucune contrainte supplémentaire par rapport à cette réglementation laxiste.

Confirmant sa volonté de passer en force, le maire a refusé de donner à l’Association du Coteau de Nogent sur Marne (ACN), impliquée localement sur ce dossier depuis 3 ans, le délai nécessaire pour pouvoir étudier le document avant qu’il soit envoyé aux conseillers municipaux. Les associations signataires dénoncent fermement cette méthode dont le seul objectif est de parvenir à un document reflétant aussi peu l’avis exprimé par les nogentais et que nul ne peut ignorer.

Les associations signataires de ce communiqué contestent vigoureusement la pertinence de ce projet d’accord qui – et c’est une première en France – marque un recul par rapport à la situation antérieure.

Elles alertent l’ensemble des conseillers municipaux de Nogent sur Marne quant à la publicité désastreuse pour leur ville si ce texte devait être adopté. En effet, Nogent sur Marne serait alors citée en exemple par les opérateurs devant les médias. Mais les associations nationales de protection de l’environnement impliquées dans ce dossier le dénonceraient avec autant de fermeté et de publicité comme l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire, tant sur le fond (position officielle de l’ACN), que sur la forme (absence de dialogue et de transparence avec les associations).

Nogent sur Marne doit faire l’économie d’une telle publicité.


Ci-dessous le texte du courrier/email envoyé ce jour aux conseillers municipaux accompagné du communiqué de presse et de la position de l’ACN sur le protocole.

Madame, monsieur,

Mardi 25, le maire de Nogent sur Marne va vous demander d’approuver un projet de protocole d’accord pour l’implantation d’antennes-relais de téléphonie mobile à Nogent sur Marne.

Nous vous prions de prendre connaissance du contenu du communiqué de presse ci-joint ainsi que des commentaires de l’Association du Coteau de Nogent sur le projet de protocole.

Ce projet marque un recul considérable avec la pratique des Chartes partout ailleurs en France. Il est largement aligné sur la position des opérateurs avec lesquels il a été rédigé. Les associations n’ont pas été consultées lors de sa rédaction qui a eu lieu dans la plus grande opacité.

Les associations ont découvert ce texte le 30 août et M. Martin leur a expressément refusé un délai pour pouvoir l’étudier sérieusement avant qu’il ne vous parvienne en préparation du Conseil. Nous avons cependant travaillé d’arrache-pied pour pouvoir vous faire parvenir directement le résultat de notre examen du texte avant que vous preniez votre décision. Il est extrêmement critique.

Nous attirons votre attention sur les risques pour la ville que pourrait avoir l’adoption de ce texte et qui sont indiqués dans le communiqué ci-joint.

De plus, nous exprimons notre profond désaccord quant à la méthode utilisée qui, tout en affirmant haut et fort relever de la transparence et de la concertation, balaye toute position non conforme à celle des opérateurs.

C’est pourquoi nous vous demandons expressément et publiquement de voter contre l’adoption de ce texte et de réclamer l’ouverture d’une négociation publique, ouverte et transparente, incluant les associations.

Nous vous informons que ce message est publié sur le site de l’Association du Coteau de Nogent et que nous y publierons également votre réponse ainsi que le vote que vous choisirez de faire mardi prochain.

Sincèrement,

Le Conseil de l’ACN

Le maire refuse à l’ACN le temps nécessaire pour étudier son projet d’accord avec les opérateurs.

Vendredi 14 septembre 2007 - Par Laurent -

En l’espace de 2 semaines, le maire a refusé de nous communiquer son projet de protocole d’accord rédigé avec les opérateurs avant la réunion du Comité environnement, il nous a demandé d’étudier et de formuler nos propositions sous 3 jours et il a refusé de nous accorder un délai raisonnable pour pouvoir travailler sur le document avec PRIARTEM -dont l’ACN est membre- et pour réunir notre Conseil d’administration. Cerise sur le gâteau: il s’arroge le droit de définir lui-même la position de l’ACN en se référant à un article sur notre site qui indique seulement qu’il nous est impossible d’exprimer une position en trois jours. Il se prend pour le président de l’ACN ! Mais quelle sera sa prochaine facétie ?

Tous les documents sont ci-dessous, et je vous invite à les lire, même en diagonale, car ils valent leur pesant de petit vin blanc, ivresse en moins: emails échangés avec le service hygiène de la ville et avec le maire, courriers reçus et envoyés.

Lorsque nous avions contraint M. Martin à la transparence pour obtenir le rapport sur les mesures de champs des écoles P. Bert/G. Môquet, nous ne pensions pas qu’il récidiverait. Et bien si ! La transparence, comme le disait le Président de la République (alors candidat), c’est une question de culture.

Précisons qu’en publiant ici les emails échangés, il ne s’agit aucunement d’impliquer le personnel de la mairie dans la méthode de gestion de cette affaire. La responsabilité incombe au maire et à son équipe, élus par les nogentais. Les services ne font qu’appliquer les directives. Que ceci soit bien clair.

Alors, pourquoi toutes ces contorsions de la part de M. Martin ?

L’objectif affirmé du maire est de passer en force son projet d’accord avec les opérateurs lors de la prochaine réunion du Conseil municipal.

Il devait donc très vite communiquer les documents aux élus. Pourquoi cet objectif ? Pourquoi cette précipitation ? Pourquoi, alors qu’aucune avancée n’a été obtenue ni sur le dossier des antennes du groupe scolaire Val de Beauté, ni sur celui des antennes près des écoles Paul Bert/Guy Môquet ?

Pour transformer Nogent sur Marne en Nogent sur Bouygues, le maire a besoin de pouvoir dire que les associations ont été associées au processus de rédaction du protocole d’accord, en toute transparence, en respectant les « bonnes pratiques », fidèle à sa « nouvelle gouvernance ». Bouygues Telecom ne manquera pas de publier un communiqué de presse soulignant ses efforts de concertation avec l’ensemble des acteurs concernés. Peut-être ce communiqué sera-t-il conjoint avec la ville. Qui sait ?

Je n’ai pas envie d’employer de superlatifs. Ni d’adjectifs qualificatifs. Ni de chercher des métaphores. Depuis trois ans, je pense que nous avons fait le tour de toutes les figures de style dans les articles publiés sur ce dossier. L’heure n’est plus à la littérature.

Que chacun comprenne bien une chose: nous ne lâcherons pas. Nous serons attentifs à tous les détails. Nous ne laisserons pas cette comédie se dérouler sans agir.

Nous n’avons qu’une seule force, qu’un seul atout: vous.

Alors, lisez le résumé des faits et notre courrier, ci-dessous. Lisez les messages du maire, ses courriers et les nôtres. Lisez-les, même en diagonale. Tout y est. Tout. A vous de juger.

Les faits:

  • Février 2007, le maire annule unilatéralement la Charte de Bonne conduite signée en 2002 avec les opérateurs. Il annonce qu’il va préparer un nouvel accord avec les opérateurs.
  • 3 août, le service hygiène écrit à l’ACN pour annoncer l’organisation de la réunion du Comité environnement le 30 août. Premier point de l’ordre du jour « Présentation du nouveau protocole d’accord ».
  • 8 août, l’ACN écrit au service hygiène pour recevoir le texte du protocole afin de pouvoir préparer la réunion.
  • 9 août, réponse du service hygiène. « Il n’était pas prévu qu’on envoie le texte du protocole aux participants avant de le présenter [...] Je vous tiendrais au courant à partir du 21″.
  • 29 août, veille de la réunion. N’ayant reçu aucune nouvelles, l’ACN écrit à M. Martin pour obtenir le document avant la réunion.
    Deux heures plus tard, le maire refuse par email de nous communiquer le document. « Le projet de protocole n’est pas bouclé, comme son nom l’indique, par conséquent, je ne souhaite pas une diffusion prématurée. Il sera toujours temps de travailler sur un document résultant des débats ».
  • 30 août. Réunion du Comité environnement. Le maire est absent. Or M. Moretti, aucun élu n’est présent. Les opérateurs sont là. Présentation du protocole. M. Moretti demande à l’ACN ses commentaires. N’ayant pas pu étudier le document, l’ACN demande du temps. Réponse: le texte doit passer au prochain Conseil municipal. Vous avez jusqu’à lundi. On est jeudi soir. 3 jours, dont un samedi et un dimanche. Les dossiers Paul Bert/Guy Môquet et Val de Beauté n’ont pas été abordés.
  • 3 septembre. L’ACN envoie un email à M. Martin pour demander un délai. L’email constate et regrette l’absence de consultation des associations pour la rédaction du protocole depuis février, regrette que l’ACN n’ait été mise au courant du calendrier qu’à la dernière minute. Il invoque la nécessité de coordonner notre position avec PRIARTEM et de réunir le Conseil de l’ACN avant d’arrêter une position. Nous postons un rappel des faits sur notre site.
  • 7 septembre. Nous découvrons un document surprenant sur le site de la ville qui évoque une prétendue mise au point préalable à la réunion du Comité environnement. Mise au point qui n’a jamais eu lieu. Le document donne des informations totalement nouvelles sur le dossier Bouygues Telecom/Val de Beauté, qui n’a pas été abordé au Comité environnement.
  • 7 septembre. Par courrier, revenant sur son mail du 29 août, le maire refuse de nous donner le temps d’étudier sérieusement le projet de protocole. « Le délai supplémentaire que vous demandez ne nous semble pas justifié au regard de la position que vous affichez sur votre site Internet [...] Je retiendrais donc comme position de l’ACN les éléments publiés sur votre site ». Pourtant, les seuls éléments publiés sur notre site à ce moment sont un rappel des faits, vus sous notre perspective, et évoquant également l’impossibilité d’étudier le document en trois jours.
  • 8 septembre, nous répondons au maire par le courrier ci-dessous.

Monsieur le Maire,

J’ai pris connaissance de votre courrier de réponse du 5 septembre ou vous refusez de donner un délai supplémentaire aux associations pour formuler leurs observations et propositions suite à votre projet de protocole avec les opérateurs de téléphonie mobile. Je ne peux que regretter vivement cette décision et les explications qui la motivent.

En effet, c’est bien parce que nous mesurons parfaitement « l’importance que revêt une invitation au comité environnement » que nous vous avions écrit à plusieurs reprises au mois d’août pour obtenir communication du protocole. Il s’agissait en effet pour nous de préparer sérieusement cette réunion. Vous aviez explicitement refusé de nous le communiquer alors que les opérateurs disposaient des documents depuis plusieurs mois.

Vous rappelez que j’ai la responsabilité de la coordination départementale pour le Val de Marne de Priartém. Mais c’est en qualité de Président de l’ACN que je suis membre de la commission environnement. J’ai donc immédiatement transmis ce protocole à la Présidente de Priartém et au bureau national de cette association dont l’ACN est membre. Car ce qui se joue dans ce nouveau projet de charte à Nogent peut avoir des conséquences bien au-delà de notre ville. Les opérateurs le savent bien et je ne doute pas que vous en ayiez conscience puisque vous vous présentez comme un « pionnier dans ce domaine ». Par ailleurs, ma qualité de coordinateur départemental de Priartem ne m’aurait pas plus habilité à travailler sérieusement sur ce document dans l’espace de 90 minutes sans l’avoir étudié au préalable.

La réunion du Comité Environnement avait pour objet la « Présentation du nouveau protocole d’accord » (email du vendredi 3 août du service hygiène). Il ne s’agissait donc pas d’une réunion de travail visant à « l’examen du protocole », contrairement à ce que vous laissez croire dans votre courrier. Si tel avait été l’ordre du jour, la transmission des documents au préalable aurait été un préalable indispensable à la participation de l’ACN.

Je note dans vos diverses communications la concentration de vos arguments sur ma personne. Je vous rappelle que l’ACN n’est pas l’association de Marc Arazi. Pas plus qu’elle n’était celle de Jean Laval ou d’Alfred Raveau, ses anciens présidents. L’ACN est l’association de nogentais qui, réunis en Assemblée Générale, m’ont élu président pour les représenter et ont voté plusieurs fois pour exprimer leur opposition totale à l’installation d’antennes-relais si près des écoles. L’ACN fonctionne avec un Conseil d’administration qui s’exprime sur ses principales positions. C’est encore une fois parce que je mesure toute l’importance du texte que vous avez l’intention de présenter au Conseil municipal que j’ai fait état dans mon email de la nécessité de réunir le Conseil de l’ACN avant de formuler un avis officiel. Vous êtes libre de ne pas vouloir entendre l’avis des nogentais que je représente. Mais vous ne pouvez feindre d’ignorer le fonctionnement d’une association impliquée depuis bientôt deux décennies dans la vie nogentaise.

Il est évident qu’un travail sérieux sur un texte de cette nature n’est possible ni lors d’une réunion où l’on découvre le document à chaud, ni dans le délai de trois jours qui nous a été donné et qui ne peut en aucune manière être qualifié de raisonnable. Enfin, je suis particulièrement surpris que vous puissiez écrire que vous « retiendr[ez] comme position de l’ACN les éléments publiés sur [n]otre site ». En tant que maire, vous êtes le garant du respect des règles de la démocratie locale, y compris vis-à-vis des associations. Il me paraît donc tout à fait inconcevable que vous puissiez vous arroger le droit de définir vous-même les positions de l’ACN. Ce serait contrevenir gravement à ses règles fondamentales. Je ne peux imaginer, alors, que vous soyez suivi par le conseil municipal en ce sens.

Nous ferons donc nos remarques et nos propositions dans le calendrier prévu et nous les diffuserons le plus largement possible afin que l’ensemble des nogentais puissent connaître votre position mais aussi, celles de l’ACN et de Priartem. Nous sommes certains, par ailleurs, que vous ne manquerez pas de faire pleinement écho à notre position dans la prochaine édition de Nogent Magazine.

Veuillez recevoir, Monsieur le Maire, mes salutations les plus respectueuses,

Marc Arazi
Président de l’ACN

Surprenante « mise au point » du maire sur le site de la ville

Vendredi 7 septembre 2007 - Par Laurent -

Vous avez peut-être remarqué une erreur dans notre dernier article sur les antennes-relais.

En effet, après un rapide coup d’oeil sur la page consacrée aux antennes-relais sur le site de la ville, j’ai cru naïvement que le titre « Réunion du Comité environnement le 30 août 2007 – Un seul sujet à l’ordre du jour : le nouveau protocole sur les antennes-relais » suivi d’un lien « Voir la totalité du document » allait nécessairement vers le texte intégral du projet de protocole d’accord. Et je n’ai pas vérifié en cliquant sur le lien en question.

Voyez comme je suis naïf…

Et bien figurez-vous que le projet de protocole d’accord tenu secret jusqu’au 30 août par la mairie n’est toujours pas en ligne sur le site de la ville. Allez, comme on vous aime bien, le voici, puisque le document nous a été remis lors de la réunion.

J’aurais dû lire plus attentivement le texte précédant le lien:

« En préambule à ce comité, la municipalité a souhaité faire une mise au point en réponse aux affirmations alarmistes, mais surtout aux inquiétudes non fondées concernant l’implantation des antennes-relais sur la ville. La liberté de parole et le débat contradictoire sont indispensables à condition que les arguments utilisés respectent un minimum de déontologie et d’objectivité. »

Et le document placé sur le site de la ville n’est rien d’autre qu’une sorte d’argumentaire contre l’ACN qui, franchement, vaut son pesant de petit vin blanc. Nous allons y répondre, bien entendu. Il nous faudra un peu de temps car nous venons tout juste de le découvrir aujourd’hui. Alors rendez-vous dans quelques jours (pour une bonne tranche de rigolade).

En attendant, sachez quand même qu’il n’y a eu aucun préambule lors de la réunion du Comité environnement, ni aucune mise au point, et qu’aucun des points évoqués dans ce document n’a été abordé. Rien. Nada. Pas un seul élément.

Quelle n’a donc pas été notre surprise en découvrant ce document ! M. Martin laisse croire sur le site de la ville qu’il nous a dit nos 4 vérités en face le 30 août… alors que rien de tout cela ne s’est produit. C’est d’ailleurs bien dommage. Mais pourquoi le laisser croire ? Quel étrange procédé !

Notons, au passage, que M. Martin n’a pas participé à cette réunion mais y a délégué M. Moretti. Et que d’ailleurs aucun autre élu n’était présent. (silence gêné de votre serviteur…).

Passons sur les « inquiétudes non fondées » et les « affirmations alarmistes ». Forcément alarmistes, puisque contredisant les affirmations de Bouygues Telecom et du maire. Mais pas celles de chercheurs dont les travaux sont synthétisés entre autres dans le rapport BioInitiative… Cherchez l’erreur.

Précisons également qu’aucune information n’a été communiquée par la mairie lors de la réunion concernant les groupes scolaires de Nogent sur Marne. Aucune. Ces dossiers n’ont pas été abordés. Ils n’étaient d’ailleurs pas à l’ordre du jour.

C’est en lisant ce document que nous découvrons que les mesures de Bouygues Telecom démarreront à partir du 15 septembre. Il faut donc s’attendre à une mise en service des antennes dans les prochains jours. Nous découvrons également, beaucoup plus loin dans le texte, que lors de la médiation, le Préfet a repoussé de six mois l’installation de la seconde antenne (non encore mise en place sur le toit de l’immeuble). Nous aimerions bien savoir d’où M. Martin qui a boycotté la réunion de médiation du Préfet, tire cette information qui ne figure dans aucun compte-rendu.

leparisienprotocole30907-bi.jpgEnfin, M. Martin met en cause notre déontologie et notre objectivité. Adhérents, nogentais, lecteurs de ce site, à vous de juger !

Voir également l’article du Parisien sur la réunion du 30 août.

PS: nous n’avons reçu aucune réponse à notre email à M. Martin lui demandant un délai pour travailler sur le texte du protocole d’accord. Devons-nous craindre un passage en force de M. Martin lors du prochain conseil municipal sans même attendre nos remarques sur le document ?

Champs électromagnétiques : le pavé dans la mare d’un groupe de chercheurs international

Jeudi 6 septembre 2007 - Par Laurent -

L’association national Pour une Réglementation des Implantations d’Antennes Relais de Téléphonie Mobile (PRIARTèM) dont l’ACN est membre et Agir pour l’environnement viennent de publier un communiqué de presse au sujet du rapport BioInitiative qui est qualifié de « pavé dans la mare trop tranquille de nos experts officiels ».

Dans un énorme rapport de plus de 500 pages, des scientifiques internationaux de très grande renommé, regroupés au sein du BioInitiative Working Group, viennent, preuves scientifiques à l’appui, alerter les pouvoirs publics sur les risques liés à l’exposition aux champs électromagnétiques de très basses fréquences et à ceux des
radiofréquences (téléphonie mobile, Wi Fi, DECT …).

Ce rapport, rendu public le 31 août dernier, s’intitule « BioInitiative Report » et est consultable à l’adresse suivante : www.bioinitiative.org.

Il s’agit d’un travail de synthèse extrêmement sérieux mené par des scientifiques, qui, pour la plupart, ont mené des travaux de recherche reconnus internationalement sur ce domaine et publié dans des revues à comité de lecture. Font parti des auteurs du rapport, Pr Lennart Hardell présent l’an dernier au colloque de l’Appel de Paris à l’UNESCO, Pr Kjell Hansson Mild, responsable de la plus importante enquête épidémiologique menée sur les liens entre tumeurs au cerveau et usage prolongé du portable, Pr. Michaël Kundi, grand épidémiologiste et co-auteur d’une étude épidémiologique de faisabilité sur les riverains d’antennes-relais, Carl F. Blackman,
chercheur à l’Agence de protection environnementale américaine, H. Lai, chercheur américain, l’un des premiers à avoir mis en évidence les effets génotoxiques de la téléphonie mobile, ou encore Pr. Olle Johansson, chercheur à l’institut de médecine environnementale de Karolinska en Suède…

Ces éminents chercheurs soulignent tous que les conséquences sanitaires des champs électromagnétiques demeurent mal connues mais que les connaissances scientifiques actuelles sont suffisantes pour prendre des mesures de gestion de risques. Selon le Dr David Carpenter, Co-auteur du rapport et Directeur de l’Institut de Santé environnementale à l’Université de l’Albany (New-York), « l’exposition à certains types d’ondes peut, à long terme, être la cause d’effets sérieux sur la santé ».

Ils insistent tous sur le fait que les normes définies dans la plupart des pays sont très nettement insuffisantes pour assurer la protection des populations. Pour eux, les travaux actuels apportent la preuve que des effets sanitaires apparaissent nettement en-dessous des normes actuelles et résultent d’effets non-thermiques.

Priartém et Agir pour l’Environnement espèrent que ce rapport amènera les pouvoirs publics français à prendre enfin au sérieux les inquiétudes régulièrement exprimées par certains experts scientifiques. Les associations espèrent que la France ne souffrira pas une nouvelle fois du « syndrome de TcherMobile », qui maintient notre pays dans un climat de pseudo-certitudes scientifiques, auto-construites par un quartette d’experts « officiels » à l’indépendance douteuse.

Il est plus que jamais urgent que des travaux tels que ceux que vient de publier ce groupe de scientifiques soient d’une part largement diffusés, notamment au sein du monde médical, et d’autre part, intégrés dans la définition de nouvelles normes réglementaires.

Priartem et Agir pour l’environnement profiteront du rendez-vous fixé avec le cabinet de la Ministre de la Santé jeudi 13 septembre prochain pour transmettent immédiatement copie de ce rapport à la Ministre de la santé. Elles espèrent obtenir rapidement un rendez-vous au Ministère de l’écologie afin d’obtenir que le dossier de la téléphonie mobile soit enfin pris en compte dans le programme du Grenelle de l’environnement.

Antennes-relais: la « nouvelle gouvernance » du maire… au service de Bouygues Telecom

Mardi 4 septembre 2007 - Par Laurent -

Depuis 3 ans, l’ACN tente de repousser l’installation d’antennes-relais à proximité du groupe scolaire Val de Beauté (2500 élèves) et dénonce les antennes orientées vers les écoles Paul Bert et Guy Môquet. Elle se heurte à la « nouvelle gouvernance » de M. Martin. Aujourd’hui, M. Martin donne 3 jours à l’ACN pour donner un avis sur un nouveau projet de « protocole d’accord » que nous avons découvert le 30 août. Alors que le document a été discuté avec les opérateurs pendant 5 mois dans le plus grand secret ! L’ACN a demandé au maire de disposer du temps suffisant pour pouvoir travailler. Petit rappel des faits.

Quand Bouygues Telecom a annoncé en septembre 2004 l’installation de ses antennes près du groupe scolaire Val de Beauté, des centaines de parents et de riverains ont fait bloc pour s’opposer à l’opérateur (pétition de 400 signatures en quelques jours) et repousser physiquement leur installation.

Depuis 3 ans, Bouygues Telecom piétine sans vergogne ses engagements publics, appelle la police, envoie les huissiers, menace les riverains, s’active essentiellement les mercredi et pendant les vacances, et, bien sûr, claironne partout être le champion de la transparence et du consensus. Après trois tentatives avortées face à des parents déterminés, jamais il n’a fait la moindre proposition sérieuse pour sortir de l’impasse. Un jusqu’au boutisme proprement ahurissant.

Pourtant, les deux antennes finalement installées en novembre dernier près du groupe scolaire ne sont toujours pas activées. Car, dans ce rapport de force permanent instauré par l’opérateur, l’ACN rend coup pour coup, sans rien laisser passer. Dernière action en date: la saisie du Médiateur de la République, via la députée de la circonscription. Quant aux antennes dirigées vers les écoles P. Bert et G. Moquet, il n’est à ce jour pas question d’y toucher.

Malheureusement, les nogentais n’ont pas dans ce dossier le soutien de leur maire.

M. Martin clamait haut et fort en 2004 que la loi ne lui permettait pas d’agir et que le dossier des antennes du groupe scolaire Val de Beauté était une affaire privée entre l’opérateur et le propriétaire de l’immeuble concerné (92, rue F. Rolland). Seulement, Bouygues Telecom s’est vanté dans le Journal Le Parisien en janvier que les dossiers « passés, présents, et à venir » étaient tous « étudiés et validés » par la mairie. En fait, le maire et Bouygues Telecom sont des partenaires depuis l’origine.

M. Martin affirmait en 2005 que Bouygues Telecom retirerait rapidement les antennes près des écoles P. Bert et G. Môquet. Mais elles sont toujours là. Sous la pression de l’ACN, il a fait réaliser des études de champs électromagnétiques en mai 2006. Mais il a refusé obstinément la communication intégrale du rapport à l’ACN. Nous avons donc saisit la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA) pour obtenir le rapport. L’avis de la CADA a donné tort au maire. Mais il a contesté formellement cet l’avis. Finalement, sous la pression du Préfet auquel nous avions demandé d’intervenir, il a publié en catimini le rapport sur le site Internet de la ville.

« Nouvelle gouvernance » : concept qui vise à tout faire pour cacher les rapports gênants aux nogentais…

Le maire et les opérateurs avaient signé en 2002 une « charte de bonne conduite » comportant une référence à la protection des écoles et groupes scolaires, l’obligation de discuter avec les riverains pour trouver « un compromis acceptable par tous » et prévoyait même le déplacement des antennes sur un autre site en cas de désaccord. Elle offrait donc aux nogentais certaines garanties face au vide législatif dans ce domaine et à l’ACN un fondement supplémentaire à son action. Jacques Martin s’était d’ailleurs engagé publiquement à en défendre l’application. La « nouvelle gouvernance », quoi.

Personne ne demandait l’annulation de cette charte, pas même Bouygues Telecom. Pourtant, M. Martin a unilatéralement décidé de l’annuler en février dernier. Pourquoi ? Et bien pour se lancer pendant plusieurs mois dans la rédaction, avec les opérateurs, et dans le plus grand secret, d’un « protocole d’accord ». Mais pourquoi remplacer un document qui contraignait les opérateurs ? Pour résoudre les problèmes posés par les sites de Bouygues Telecom près des écoles grâce à une solide négociation dans l’intérêt des nogentais ? Ou bien pour supprimer un obstacle gênant pour cet opérateur ?

M. Moretti, ajoint au maire, nous a finalement présenté le 30 août ce protocole d’accord [attention, suite à une erreur de notre part, ce lien ne va pas vers le protocole d'accord. Lisez ceci] et… nous a donné trois jours pour soumettre nos commentaires. Trois jours ! Alors que ce document ne nous a pas été transmis avant la réunion, malgré nos demandes répétées durant tout le mois d’août et jusqu’à la veille de celle-ci. Revoilà « la nouvelle gouvernance ». C’est-à-dire, une concertation de façade, aucune transparence et un mépris profond pour les nogentais.

Nous avons demandé au maire (voir l’email) de disposer du temps nécessaire pour pouvoir étudier en profondeur ce protocole avec l’aide de l’Association Nationale pour la Réglementation des Implantations d’Antennes Relais de Téléphonie Mobile (PRIARTEM).

Nous communiquerons nos observations par écrit aux différents acteurs ainsi qu’aux nogentais. Mais nous constatons à ce stade que Bouygues Telecom n’a rien cédé sur les dossiers Val de Beauté, Paul Bert/Guy Môquet.

Sans doute M. Martin n’a-t-il d’ailleurs rien exigé.

[texte modifié le 19.9.2007: ajout du texte en rouge]

Dernière minute: nouveau passage en force de Bouygues Telecom à quelques jours de la rentrée scolaire

Mercredi 22 août 2007 - Par Marc Arazi -

La rentrée scolaire 2007-2008, c’est mardi prochain. Ceux qui pensaient qu’on avait réussi à passer les vacances sans provocation de la part de Bouygues Telecom seront déçus.

8h45, le téléphone sonne. Caroline, qui habite au 92 rue François Rolland, m’annonce l’arrivée des techniciens de Bouygues Telecom.

Assistés par le responsable de projet de l’opérateur, deux techniciens s’affairent à l’extérieur du bâtiment, côté rue, pour installer un boîtier électrique. Le même que celui qu’ils avaient placés en toute illégalité dans le jardinet d’une des familles résidentes et qu’ils ont dû enlever suite à la venue de la police municipale.

Le responsable présent me confirme la détermination de l’opérateur à mettre en service ses antennes. Sans blague !

Leur nouvelle stratégie est simple : faire des mini-interventions pour nous empêcher d’agir.

Moins d’une heure après ils sont partis… mais soyons-en sûrs, ils vont revenir. Et ils pourront certainement se targuer de respecter à la lettre le protocole d’accord négocié avec le maire de Nogent sur Marne.

Prochaine réunion du Comité environnement de la ville : transparence ou non ?

Mardi 21 août 2007 - Par Laurent -

Le maire de Nogent nous a annoncé début août l’ordre du jour de la prochaine réunion du Comité Environnement de la ville qui se tiendra le 30 août 2007 et dont le principal thème sera les antennes-relais de téléphonie mobile. Le voici :

  1. présentation du nouveau protocole d’accord
  2. exposition des plans de déploiement des opérateurs

Nous avons demandé aux services de la mairie si nous allions recevoir les documents correspondants avant la réunion, afin de pouvoir la préparer. La réponse que nous avons obtenue était une sorte de « non » prudent, laissant peut-être entrevoir une possibilité que… vous voyez le genre.

A ce jour, aucun document ne nous est parvenu. Nous allons donc formuler cette demande directement au maire. Puis, en fonction de sa réponse, dont nous vous ferons part, nous évaluerons la situation.

Rappelons que la Charte de Bonne conduite de 2002 a été annulée par M. Martin. Vous savez, cette fameuse Charte, dont il était si fier et qui, dans son article 5, obligeait les opérateurs à tenir compte de l’avis des riverains et des nogentais quant au choix des emplacements d’antennes. Le maire avait pourtant affirmé dans un premier temps devant les adhérents de l’ACN qu’il en défendrait l’application. Mais, lorsque l’ACN lui a demandé d’en faire respecter précisément l’article 5, il a préféré les arguments de Bouygues Telecom, et s’est livré à des attaques systématiques contre l’ACN et son président.

Depuis trois ans, les nogentais ont pu assister à la reculade systématique du maire devant les intérêts de Bouygues Telecom. L’annulation de la Charte a été perçue comme un cadeau magistral fait à Bouygues Telecom. Quant à l’information effectuée par le maire dans Nogent Magazine, son manque d’objectivité et sa façon de détourner les faits montrent bien quels intérêts le maire défend aujourd’hui. A quand une proposition du maire pour rebaptiser Nogent sur Marne en « Nogent sur Bouygues« . Allez, c’est juste une boutade. Mieux vaut en rire, en effet.

La réalité, c’est que depuis l’origine de ce dossier, M. Martin s’oppose systématiquement aux nogentais et cherche un moyen de faciliter le passage en force de l’opérateur. Au début, il faisait semblant de jouer l’apaisement et la concertation. Mais l’annulation de la Charte ouvrant un boulevard à Bouygues pour faire ce qui lui plaît à Nogent illustre de façon spectaculaire les relations entre notre maire et le plus grand bâtisseur/communicateur de France.

En fait, le maire de Nogent sur Marne s’évertue à défendre depuis le début de ce dossier la solution que préconise l’opérateur, et qui est simplement de ne rien changer à son projet original pour les antennes du groupe scolaire Val de Beauté (92 rue F. Rolland) et de ne rien toucher aux antennes près des écoles Paul Bert et Guy Môquet.

Depuis le début, il s’arrange pour faciliter la tâche à Bouygues Telecom, au mépris de l’opinion des nogentais, exprimés largement au travers de manifestations et de pétitions largement relayées par la presse. L’opérateur lui-même a d’ailleurs tombé les masques en affirmant dans Le Parisien que la mairie avait « étudié et validé tous les projets passés, présents et à venir » avec Bouygues Telecom (d’après l’opérateur lui-même) ! Peut-être pense-t-il que les nogentais vont changer d’avis spontanément, touchés par une sorte de grâce, ou hypnotisés par l’effet de la lecture de Nogent Magazine.

Le boycott de la réunion de médiation préfectorale est une autre illustration de ce binôme Bouygues-Martin, puisque ce dernier aurait pu à cette occasion défendre devant le Préfet son engagement exprimé dans la Charte. Ultime provocation, le jour même de cette réunion qu’il a donc prudemment boycotté, M. Martin réunissait les opérateurs à la mairie pour travailler sur un nouveau document conjoint destiné à remplacer la charte. Sans les associations, bien sûr. Sans compte-rendu. Sans communiquer aucun document à personne. Entre soi, quoi. Le maire, déjà fâché avec la transparence sur le dossier Paul Bert / Guy Môquet, a procédé en tenant explicitement l’ACN à l’écart. Dans le secret. Il est clair que M. Martin n ‘a aucun problème pour discuter avec Bouygues Telecom. C’est avec les nogentais que ça coince.

C’est le résultat de ce processus que nous allons découvrir le 30 août.

Nous sommes à des années lumières de la volonté affichée par le Président de la République dans sa Réponse à l’Association Nationale Priartem lors de la campagne pour l’élection présidentielle. Il affirmait en effet son souhait d’exiger que la transparence de l’information devienne la règle tout en reconnaissant qu’il s’agit « d’une nouvelle culture pour l’administration » et « une nouvelle éthique pour la classe politique » et aussi d’ »un devoir à l’égard des français« .

Chacun appréciera comment M. Martin se conforme à la position de Nicolas Sarkozy. Soulignons également que M. Sarkozy préconisait dans ce même document la création d’un périmètre minimum avec certains bâtiments…

Malgré tout ce qui précède, l’ACN est une association pleine de bonne volonté et d’espoir.Ainsi, nous voulons croire que le maire a changé et que tout ce qui précède n’est qu’affabulation. Que nous nous sommes trompés. Qu’il a réussi à trouver une solution pour éloigner les antennes du Groupe Scolaire Val de Beauté et des écoles Paul Bert et Guy Moquet et à négocier avec les opérateurs des conditions plus rigoureuses que dans l’ancienne charte.

Malgré toutes les couleuvres que nous avons dû avaler de sa part, nous espérons qu’il a pu faire sans nous mieux qu’avec nous et qu’il a trouvé une solution satisfaisante à ce dossier. Et si c’est le cas, nous ne manquerons pas de lui tirer notre chapeau.

C’est pourquoi nous allons lui demander officiellement de nous faire parvenir les documents dans un délai raisonnable avant la réunion afin de pouvoir la préparer correctement. Raisonnable, comme demande, non ?

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