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Actus du thème "Marie Curie"


Dépollution Ecole Marie-Curie (suite)

Mardi 15 novembre 2011 - Par Webmaster -

Le vendredi 6 Mai s’est tenu la première réunion d’installation de la Commission Locale d’Information et de Suivi (CLIS) sur la réhabilitation du site Marie-Curie.

Le CLIS, présidée par l’État, a pour vocation de transmettre des informations claires et précises sur la dépollution du site de l’ancienne école Marie-Curie et de favoriser les échanges entre le maître d’ouvrage, les autorités de contrôle et les associations de protection de l’environnement.

Gérard Ossena, de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), partenaire dans la maîtrise d’œuvre du chantier a présenté au comité les modalités techniques de traitement des déchets radio-actifs qui devraient commencer prochainement. Sur ce terrain laissé en friche après la récente démolition des bâtiments a été dressé un chapiteau à l’intérieur duquel les ouvriers extrairont les terres contaminées par le radon. Les gravats seront triés selon leur degré de radioactivité, puis acheminés et enfouis à plusieurs centaines de kilomètres de Nogent sur un site dédié.

Décontamination du site marie curie les travaux ont commencé…

Alors que l’école Marie Curie est fermée depuis une douzaine d’années en raison de sa contamination au Radon, les travaux de démolition ont débutés, pour à terme bâtir dans un premier temps deux nouvelles salles de sport et un parking, afin notamment de déménager le gymnase Gallieni dans le cadre du futur projet de réaménagement du marché. La construction sur pilotis d’un des gymnases a été abandonnée au profit d’une décontamination total à l’endroit de l’unique gymnase.

Décontamination du site partielle ou totale ?

Lors du Conseil municipal du 14 décembre 2009 nous avons appris que le scénario de décontamination complète annoncé préalablement est abandonné au motif du coût élevé des travaux et l’impossibilité de stocker la totalité des terres polluées. Ainsi la Mairie a pris la décision d’une dépollution partielle du site et indique que le projet a été validé par des autorités compétentes et notamment  l’ANDRA,  l’IRSN et l’ASN.

Après une présentation complète de l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) en ouverture du CLIS, nous avons pu entendre les avis de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) et de l’ARS (Agence Régional de Santé), l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), de la Mairie avant un rapide tour de table des associations présentes (dont la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité).

L’AdN a participé aux premiers échanges et a tenu à rappeler qu’elle refuse l’idée de la dépollution partielle (telle qu’envisagé) et qu’elle reste favorable à une dépollution totale du site.

Pour information il est prévu de décaisser l’équivalent de 9 containers, au lieu des 25 initialement. Ces 9 containers pourraient être portées à 12. Ils seront stockés sur le site de l’ANDRA.

Ainsi il n’est pas prévu de décontaminer totalement la zone 4 (voir le plan) qui doit accueillir un parking. A cet endroit, il est prévu de combler les fouilles partielles avec une grave. De l’épaisseur de cette couche  dépendra le niveau restant de contamination.

Nous serons très vigilant à ce qu’aucune construction en dur ne soit érigée à cet endroit. La possibilité dans un second temps de dépolluer totalement le site restant ouverte. Mais nous n’avons aucune garantie quant à la poursuite des travaux, pas plus concernant le bâtiment de l’entraide et le terrain en friche qui juxtapose le site et qui pourraient aussi contenir une possible pollution.

D’un point de vue urbanistique, nous sommes attachés à la préservation du caractère pavillonnaire du lieu.

Des interrogations

Des interrogations subsistent sur les modalités de dépollution concernant les site voisins, propriété de la mairie (ancien bâtiment de l’entraide) mais également le 27-33, rue Hoche ou doit prochainement être construit une résidence pour jeune travailleur !

Réunion Marie Curie: riverains et associations fortement mobilisés.

Vendredi 6 avril 2007 - Par Marc Arazi -
C’est dans une salle comble que près de 150 Nogentais ont assisté,mercredi 4 avril 2007, à la présentation faite par l’équipe municipale et par l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des déchets radioactifs) des propositions de dépollution du site de l’ancienne école Marie Curie.
 
Avec une volonté  de rassurer, Monsieur Moretti, adjoint au maire,  a assuré à l’assistance que toutes les mesures ont été étudiées par le comité de pilotage du projet pour garantir la santé  des riverains.
Le maire a ajouté que l‘IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) contrôlerait la bonne exécution des travaux de décontamination qui dureront quatorze mois.
 
Très vite, les riverains précédemment sensibilisés par l’historique de la fermeture de l’école ont posé la question:"qui va contrôler les organismes de contrôle?". Ceux-ci ayant laissé un souvenir plus que mitigé.
 
L’ACN a proposé que les associations soient associées à une commission ad hoc et que celles-ci puissent se faire assister par une association spécialisée et indépendante. La proposition est restée sans réponse.
 
Ensuite le débat a porté  sur le périmètre de la dépollution . Doit-elle être étendue au delà de l’ancienne école? Il semble toutefois qu’il y ait un consensus en faveur de la dépollution du site et pour régler définitivement ce problème qui nuit à l’image de la ville depuis trop longtemps.
 
Par contre il existe encore de nombreuses divergences concernant les choix urbanistiques associés. Tout le monde est opposé au 18 mètres de hauteur des bâtiments, proposés par la mairie dans le projet de modifications du POS.  Certains riverains accepteraient un R+3, là où l’ACN a rappelé son souhait du maintien du caractère pavillonnaire de ce quartier et des 9, 50 mètres au faîtage . D’autres riverains proposent d’y installer les services techniques de la ville et la présidente d’une association sportive, la construction d’un gymnase.
 
 
Au vu des divergences importantes exprimées et qui lient les choix en matiére d’ urbanisme aux contingences budgétaires du coût des travaux, estimés à 7 millions d’euro, le maire a proposé une réunion de travail incluant les différents intervenants (associations, représentants de riverains, président du conseil syndical, représentant des commerçants,…). Nous y sommes favorables et regrettons que l’on n’ait pas commencé par là.
 
La réunion,débutée à 19H30, s’est prolongée jusqu’à 23H30 et s’est terminée sur la promesse du maire de ne pas entériner les modifications du POS en conseil municipal avant d’avoir trouver un accord.
 

Ancienne école Marie Curie : l’enquête publique donne une avis favorable

Lundi 5 mars 2007 - Par Marc Arazi -
Même si cette nouvelle ne nous étonne pas, en effet il est extrêmement rare qu’une enquête publique donne un avis contraire, elle ouvre maintenant la porte à une possible nouvelle modification du POS. Madame la commissaire enquêteur a délivré un avis favorable et recommande (lire les conclusions page 1 et page 2):
  • une information large, documentée et chiffrée des résidents au sujet de la décontamination des terrains avec le concours de spécialistes compétents et fiables;
  • une concertation avec les riverains au sujet du sens de circulation dans le rue Marceau ;
  • l’abandon de la hauteur d’immeubles R + 5 et l’adaptation de la taille des autres à une construction maîtrisée.
Toutefois, on ne saurait ignorer que le projet de modifications du POS du secteur de l’ancienne école Marie Curie a donné lieu à une levée de boucliers. Le maire a donc annoncé le 29 janvier 2007 sur son blog de campagne qu’il allait organiser une réunion publique dans la seconde quinzaine du mois de mars. La date n’est pas encore connue à ce jour. A l’ordre du jour figurera le bilan de l’enquête publique et la procédure de décontamination du site.
 
Entre-temps, le maire a apporté lors d’une réunion avec l’ACN de nouvelles informations concernant des modifications intervenues depuis la présentation effectuée lors des rencontres de quartier en fin d’année :

  • Le prix du terrain a été évalué par les domaines à 7,5 millions d’euros au lieu des 1,5 millions annoncés.
  • Le fond radium, qui devait concourir de 30 à 50 pour cent à la dépollution du site, aurait affecté une somme bien moindre.
Lors de cette même réunion, nous avons rappelé notre refus de voir ce quartier perdre son aspect principalement pavillonnaire. Le journal le Parisien dans son édition du Val de Marne du mercredi 21 février s’en est fait l’écho, titrant "les associations réclament une large consultation".

Notre lettre de février l’Echo du Coteau n°2 a largement ouvert ses colonnes à ce sujet qui inquiète nombre de nogentais et ce bien au-delà du secteur Marie-Curie.

Secteur Marie Curie : la modification du POS nuit gravement à l’urbanisme

Dimanche 28 janvier 2007 - Par Webmaster -

Dernière minute [31 janvier 2007] : voici le texte intégral de nos observations sur le projet de modification du POS

L’ACN a formulé ses observations sur le projet de modification du POS dans le secteur Marie Curie. Après analyse du document approuvé au conseil municipal, particulièrement illisible, on comprend qu’il s’agit tout simplement de doubler la hauteur des constructions sur la rue Hoche sous prétexte de dépolluer le site de l’école Marie Curie. Tout en expliquant que tout ceci améliorera la physionomie du quartier. Cherchez l’erreur…

Bien entendu, il faut dépolluer le site de l’école. Mais pas au prix de l’accroissement du bétonnage des bords de marne. Espérons que la mairie va entendre et ouvrir rapidement une concertation et revoir son projet.

Le 19 janvier 2007, l’ACN a inscrit ses observations au registre d’enquête publique ouverte à la suite de la proposition de la ville de Nogent sur Marne de modifier le POS/PLU sur la zone de l’ancienne école Marie Curie.

Les riverains du quartier, mais pas seulement, sont également venus nombreux faire part de leur refus de ce projet et de leurs inquiétudes concernant la dépollution du site. Une pétition signée par une soixantaine d’habitants principalement de la rue Marceau est à l’initiative d’une nouvelle association constituée pour l’occasion, l’association des riverains de l’école Marie Curie.

Nous avons fait connaissance avec les membres du bureau de l’association, Mmonsieur Dominique Faure, Président, sa femme secrétaire et Madame Edith Mora, trésorière, afin d’avoir un large échange de vue sur ce projet.

La commissaire enquêteur remettra son avis dans un mois soit le 19 février 2007.

Les points ci-dessous résument les remarques que nous avons formulées de façon plus formelle dans notre document officiel.

Un document particulièrement opaque

Un point, formulé oralement lors d’un échange avec le commissaire enquêteur, concerne l’illisibilité du document approuvé par le Conseil municipal (fichier zip contenant le dossier complet au format pdf et jpg, 2 Mo). En effet, on ne peut que s’étonner qu’un document public aussi important puisse être adopté en l’état alors que sa rédaction le rend à peu près illisible à quiconque voudrait en comprendre le sens sans être un expert en langue technocratique alambiquée.

L’ACN s’étonne que le document qui pourrait être la source d’une modification très importante de la vie quotidienne des riverains soit rédigé d’une façon aussi opaque.

Une modification de la nature du quartier

La "notice explicative" par laquelle commence le document approuvé par le Conseil municipal affirme que l’objectif de la modification du POS est de ne pas "dénaturer le site en permettant l’implantation de bâtiments aux gabarits similaires".

Cependant, c’est bien le doublement de la hauteur des constructions et la création d’un vaste ensemble immobilier (plus de 100 logements) dont il est question et qui ne peut que transformer de façon irréversible ce secteur de Nogent, jusqu’ici essentiellement pavillonnaire.

En effet, les dispositions actuelles du POS autorisent, pour la zone UCb, des hauteurs de 9,50 m au faîtage. Le changement de zone de UCb vers UDb permettrait de porter la hauteur des constructions à 12 m (R+3) mais la notion de "secteur plan de masse" autoriserait des immeubles de 18 m de haut le long de la rue Hoche.

Les terrains communaux de l’ancienne école se situent dans la zone UC c’est-à-dire dans une "zone d’habitat de tendance pavillonnaire". La proposition de modification vise à faire passer ces terrains en zone UD afin d’accroître leur constructibilité. De ce fait la zone pavillonnaire actuelle de la rue Marceau (UCb) serait réduite à une bande de terrains encadrés par deux zones UDb (rue J. Kablé et rue Hoche).

L’ACN est attachée à la préservation du caractère pavillonnaire dans le secteur du Coteau et des bords de Marne et donc à la nécessité de préserver la limitation de la hauteur des constructions.

Elle est donc choquée qu’une telle modification soit présentée comme une simple continuité alors qu’il s’agit de changer profondément la physionomie d’un quartier.

Précisons que jamais le document n’indique explicitement que la hauteur des constructions sera portée à 18m au lieu des 9 actuels. Il faut avoir un décodeur magique pour le comprendre, décodeur dont l’ACN est heureusement pourvu depuis maintenant quelques années

Une modification sans rapport avec la dépollution du site de l’école

Pour quelle raison modifier le POS ? C’est la question que pose l’ACN.

Le POS/PLU est censé établir des règles d’urbanisme pérennes opposables à tous. Il semble bien que la ville ait décidé de modifier les règles d’urbanisme pour les rendre compatibles avec un projet ponctuel : la vente du terrain de l’école à un promoteur pour un montant honorable permettant ainsi de "rembourser" la dépollution du site. C’est en tous cas ce qu’on croit comprendre en suivant les déclarations publiques du maire sur ce sujet.

Le problème, c’est que :

  • la modification du POS concerne une zone largement plus grande que celle de l’école puisqu’elle s’étend à l’ensemble des constructions le long de la rue Hoche dont la hauteur serait doublée.
  • la dépollution du site de l’ancienne école n’est en aucun cas conditionnée par la modification du POS. Sauf erreur, pour dépolluer, on creuse un trou. On ne construit pas un bâtiment 2 fois plus grand que celui qui est pollué. Le rapprochement qui est opéré dès les premières lignes du document entre la dépollution du site de l’ancienne école Marie Curie et cette modification du POS et qui a été également effectué par le maire et ses adjoints dans un certain nombre de réunions publiques, est totalement déplacé.

Que la mairie vende un terrain communal à un promoteur, c’est une chose. Mais qu’elle modifie le POS pour rendre le terrain plus alléchant et permettre ainsi la construction d’un vaste ensemble, beaucoup plus rentable pour le promoteur, mais dévastateur pour les riverains, c’est autre chose.

Le financement de la dépollution des terrains ne doit pas être financé par le bétonnage du quartier. Et si ce bétonnage nécessite la modification du POS, force est de constater qu’il s’agit là d’un détournement de la finalité de cet instrument dont l’objectif ne saurait être de permettre à la ville de gagner de l’argent.

Bien entendu, l’ACN est favorable à la dépollution des terrains municipaux. Mais elle souhaite que la ville mette en place un financement et recherche des subventions (Etat, région, département, fonds radium, etc.) afin de limiter autant que faire se peut la charge financière pour les nogentais sans pour autant aliéner des terrains communaux dont la ville peut avoir besoin demain. Mais, encore une fois, la modification du POS n’a rien à voir avec la dépollution du site.

Toujours pas de PLU

On peut également regretter que la ville n’ait pas souhaité mettre en place un véritable PLU et ait choisi, pour la 2ème fois en 3 mois, la procédure de révision du POS de 2001. Cela fait pourtant plusieurs années que l’ACN réclame un véritable PLU, que le maire le promet… pour mieux l’oublier aussitôt.

Faut-il construire sur un terrain dépollué ?

Tout comme le fait observer un responsable de l’ANDRA, "la garantie qu’un site soit totalement nettoyé n’existe pas " , l’ACN est réservée sur la possibilité d’édifier sur ces terrains des constructions à usage d’habitation. Elle ne souhaite pas que les nogentais et les riverains de ce quartier en particulier aient à subir demain une nouvelle affaire Marie Curie.

Une aggravation généralisée de la situation du quartier

Les habitants de ce quartier sont majoritairement hostiles à un projet qui est de nature à aggraver la situation actuelle du quartier:

  • densification des constructions rue Hoche,
  • apport significatif d’une population nouvelle (100 logements),
  • pénurie d’emplacements de stationnement (malgré la création d’un parking souterrain) dans le secteur déjà saturé de la piscine, du stade et du port,
  • perte de lumière pour les pavillons,
  • aggravation de la pollution (proximité du Pont de Nogent, centrale de ventilation du tunnel routier) et enfin
  • aggravation probable des problèmes de circulation dus à l’inversion du sens de la circulation rue Marceau et à la création d’une voie nouvelle entre la rue Marceau et la rue Hoche que beaucoup d’automobilistes ne manqueraient pas d’emprunter pour échapper aux embouteillages quotidiens du Pont de Nogent

L’ACN propose que soit organisée une enquête d’impact spécifique aux problèmes de stationnement et de circulation dans ce quartier.

Conclusions

Il est manifestement prématuré d’envisager la modification du POS/PLU tant que les conditions de la dépollution des terrains de l’ancienne école Marie Curie et de son financement ne sont pas connues.

A cet égard l’ACN demande la constitution d’une commission ad hoc afin que les nogentais disposent en toute transparence d’une information exhaustive sur les conditions de cette dépollution.

La modification des règles d’urbanisme n’est pas au service d’une opération financière quel qu’en soit le bien fondé. Par conséquent, elle demande que soient dissociés les sujets : d’abord dépollution du site, ensuite consultation des habitants dans un cadre moins confidentiel que l’enquête publique sur leurs souhaits concernant l’urbanisation de ce quartier.

L’argumentaire présenté concernant la dépollution du site de l’école Marie Curie ne justifie pas la modification du POS/PLU et, que bien au contraire, cette modification contredit les objectifs affichés de préservation de la nature pavillonnaire de ce quartier et nuit finalement aux intérêts des habitants.

La hauteur des constructions ne devrait pas excéder 9,50 m au faîtage sur l’ensemble du secteur et notamment en bordure de la rue Hoche (conformément aux dispositions du POS de 2001, zone UCb).

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